Le président de la «république fédérative» du Brésil vient de décider de la commémoration nationale du régime militaire (1964-1985). De nombreux pays présentent le spectacle de la perte des repères de la Liberté et de son organisation.

En raison de son coût, le progrès social semble perdre la place qui lui revient au sein des collectivités nationales et étatiques.

Les démagogues diffusent l’idée de la mauvaise répartition des richesses comme le résultat des activités négatives des élites que seraient sans ordre les Juifs, les femmes, les Noirs, les Roms, les minorités intellectuelles et sexuelles et tous ceux qui ne correspondent pas à la conformation majoritaire.

Les délits de racisme, d’antisémitisme, de misogynie, d’homophobie sont progressivement considérés comme des avis certes incorrects mais respectables et appartenant au débat commun. La doxa s’habitue aux agressions et crimes antisémites et racistes comme s’ils appartenaient désormais aux paysages urbain, civil et pénal.

La peur nourrit ce mouvement nauséeux. Elle s’est emparée des victimes potentielles et réelles en même temps qu’elle délaisse les délinquants et criminels antisémites, racistes et ségrégationnistes.

Seul le respect et l’exécution des règles de la démocratie sociale, politique, institutionnelle, publique, permettra d’en terminer avec ce cancer qui ronge les tissus qui lui sont offerts.