Je suis né au Liban en 1961 et j’ai grandi dans les rues de Beyrouth. Avant la guerre civile qui a débuté en 1975, nous jouions dans les rues sans surveillance, ignorant la haine fratricide qui se préparait. Pendant la guerre, j’ai vu des Arabes tuer des Arabes, des musulmans tuer des musulmans, et des chrétiens tuer des chrétiens. À la fin de la guerre en 1990, un quart de million de Libanais avaient été tués.

Nous avions un pays prospère et beau, et nous l’avons ruiné. Mon Liban n’a toujours pas récupéré, 29 ans après la fin de la guerre.

À côté du Liban, j’ai vu un pays qui se défendait, repoussant les attaques arabes, l’une après l’autre. Quand ils ne combattaient pas leurs assaillants, nos voisins reconstruisaient une nation. En quelques décennies seulement, ils ont fait fleurir le désert, et ils ont prouvé qu’ils étaient une lumière pour les nations du monde.

Nous, les Arabes, nous avons choisi de nous entretuer, et nous avons choisi de combattre les Juifs. Nous avons choisi d’en faire nos ennemis plutôt que nos amis, et nous avons choisi de détruire plutôt que de construire.

Je vis maintenant au Canada, un pays admirable, mais ce pays ne sera jamais vraiment le mien. Lorsque je suis les événements qui se déroulent au Moyen-Orient, mon corps reste ici, mais mon cœur voyage, et il me mène invariablement en Israël.

Quand les Israéliens vivent avec des attaques quotidiennes, mon cœur est en Israël.

Quand les Israéliens sont poignardés pour le crime d’être juifs, mon cœur est en Israël.

Quand Israël doit mener une guerre de plus qu’il n’a jamais voulu mener, mon cœur est en Israël.

Lorsqu’un attentat terroriste tue des Israéliens qui allaient à l’école ou au travail, ou qui allaient prier, mon cœur est en Israël.

Lorsque le monde condamne Israël pour avoir la témérité de se défendre, et ne condamnent pas les Arabes pour avoir rejeté plusieurs offres de paix, mon cœur est en Israël.

Lorsque mon Liban et d’autres régimes arabes criminels se mobilisent pour tenter d’effacer l’histoire juive dans la ville de Jérusalem, mon cœur est en Israël.

Fred Maroun à Tel Aviv en Mai 2018.

Bien que je n’aie vu Israël qu’une seule fois, mon cœur habite en Israël. Il habite au mur Occidental à la Vieille Ville de Jérusalem, dans un immeuble de bureaux à Haïfa, ou sur une plage de Tel Aviv.

Tant qu’Israël devra lutter pour le droit d’exister, mon cœur vivra en Israël. Tant qu’Israël s’épanouira, inventera, et prospérera malgré les bombes et la haine, mon cœur vivra en Israël.

Tant que mon Liban fera partie du problème et non de la solution, mon cœur vivra en Israël.

Note : Ceci est la version française d’un article écrit originellement en anglais.