La 4ème opération militaire d’envergure sur Gaza depuis l’évacuation du territoire par Israël en 2004, laisse entrevoir les prochains événements à venir et la tournure que prendront dorénavant les affrontements.

Les années ayant suivi les funestes « accords » d’Oslo, qui ne semblent n’avoir mis d’accord que sur le fait qu’aucun accord ne sera jamais possible, ont vu l’apparition et la généralisation des barbares attentats suicides.

Il est d’ailleurs possible de constater qu’au fil du conflit et depuis 1948, les arabes n’ont eu de constance que sur le point de ne jamais accorder à Israël le moindre espoir de vivre en paix, sans réfléchir à l’idée qu’ils seraient les premières victimes, du fait du rapport de force en présence, de cet état de guerre permanent qu’ils veulent imposer.

Avant la guerre des 6 jours les armées arabes conventionnelles lançaient des raids perpétuels sur les avant postes israéliens, soutenus par des commandos terroristes tentant de s’infiltrer, le rapport de force avait alors conduit à l’arrêt de cette stratégie suite à son échec.

Après la guerre de 1967, intervient l’invention du « peuple palestinien » et la mise en place de l’attirail marketing sensé l’établir, les actions terroristes, fusillades, détournements d’avions et autres n’avaient alors pour but que de faire admettre à l’opinion publique internationale la pseudo réalité de celui-ci, militairement parlant cela ne pouvait déboucher que sur un échec mais l’idée de l’existence de cette « conscience nationale » spontanée fit son chemin en dépit du bon sens.

Après l’opération de pacification du Liban en 1982, les groupes terroristes palestiniens totalement désorganisés se replièrent alors sur des actions de terreur pure qui trouvèrent leur apogée dans les années 90 et 2000.

Peu importait alors que les cibles soient uniquement civiles et que les morts soient nombreux puisque ceux-ci étaient israéliens, en revanche chaque opération d’autodéfense aussi mesurée soit elle permettait à la bonne conscience mondiale de se réveiller et d’hurler au loup et, déjà, à « la disproportion » notion aussi stupide qu’incongrue de faire son apparition.

Ces actions de terreur pure n’avaient alors qu’un but avoué, faire vivre les israéliens dans la peur et n’étaient mues que par une haine incroyable et par une volonté génocidaire à peine camouflée.

Le retrait israélien de la bande de Gaza en 2004 ouvrit de nouvelles perspectives aux terroristes, qui capitalisant sur la sympathie née d’un lobbying intense dans l’opinion publique internationale, transforma le territoire de Gaza en rampe de lancement géante de missiles en tous genres et à rythme soutenu.

Depuis, la pluie semeuse de mort ne cessa jamais et cela en toute impunité, car les notions introduites par les différentes stratégies ont toutes été créditées au profit des tueurs, « peuple bafoué », « riposte disproportionnée », « lutte pour l’autodétermination », elles sont devenues autant d’excuses aux pires exactions et pour certains à l’exultation de leur haine antisémite.

Au début, les missiles n’étaient pas des missiles mais des roquettes, façon implicite de minimiser leur impact, mais si un missile reste un vecteur de lancement d’une charge explosive d’un point A à un point B on cherche encore ce que peut être une roquette, au nom si sympathique et qui ne doit pas être bien méchante.

Ensuite la roquette fut « artisanale », handmade en quelque sorte, le travail de quelques passionnés qui s’y livre durant leurs loisirs, et puis l’artisanat aussi c’est sympa, un peu comme le macramé ou le commerce équitable, mais toutes artisanales qu’elles soient celles ci sont faites pour tuer, ce qu’elles ne manquent pas de faire à l’occasion malheureusement.

la recrudescence jusqu’à l’insupportable de ces tirs de missiles avaient eux aussi un but précis, comparable à celui des attentats suicides, rendre la vie infernale à la population de toute une région d’abord, puis à tout un pays grâce à l’aide jamais en défaut apportée par l’Iran, la Syrie en premier lieu, mais aussi la complicité de tout les autres pays arabes et le silence coupable de l’occident dont aucun pays n’aurait pu supporter le dixième.

Avec l’opération « protective edge » en cours, la donne a changé, le dôme de fer, merveille de technologie, rend totalement inopérant cette stratégie de bombardement aveugle, et plus généralement remet totalement en question la pertinence des arsenaux actuels de missiles constitués à grands frais de par le monde.

L’énorme déséquilibre, dû à une opposition totale de doctrine, Israël investissant dans des armes de protection de sa population quand les arabes eux investissent dans des engins porteurs de mort, va redéfinir totalement les luttes à venir.

Comment ne peut on pas penser à la montée en ligne de front des arabes israéliens, cinquième colonne latente, qui à la voix de son maître fomentent, en ce moment même, des émeutes inédites tentant de créer un front intérieur ?

Comment ne pas tirer les leçons des opérations de débarquement par la mer par des commandos armés jusqu’aux dents, heureusement déjouées par la vigilance de l’armée israélienne, dont la seule mission était d’atteindre des cibles civiles sur le modèle des carnages de Bombay ou de Nairobi ?

Comment ne pas craindre devant l’inefficacité avérée des lancements de missiles sur Israël au retour des attentats suicides les plus sanglants au sein de la société civile israélienne ?

Malheureusement ces scénarios catastrophes sont plus que probables car le seul but que poursuit les arabes est la déstabilisation et la destruction d’Israël et cela quel que soit les moyens qui devront être employés.