A l’heure d’écrire ces lignes, les joueurs de l’équipe nationale de football d’Argentine, donc Lionel Messi, le premier d’entre eux, ont décidé de ne pas se rendre en Israël pour un match amical, après les manifestations du BDS autour de leur stade d’entraînement à Barcelone.

Entre autres pressions amicales du BDS, des menaces de mort sur Messi, des maillots argentins recouverts de sang, et autres pancartes les traitants de complices du massacre du peuple palestinien. C’est ce que Jibril Rajoub, le terroriste à la tête de la Fédération Palestinienne de Football, a traduit en félicitant les joueurs pour leur courage et leur amitié pour la cause après les avoir tous menacés, la veille, des pires représailles. Bravo Jibril ! Renoncer sous la menace c’est faire preuve de courage ! Ne serait-ce pas plutôt le contraire ? Et le courage, Jibril n’en manque pas, lui qui cherchait justement en Israël un donneur de poumon pour sauver sa peau.

Cette histoire, sans réelle importance en fait, m’inspire trois réflexions. La première est que Messi sait sans doute parfaitement bien utiliser ses pieds et son cerveau pour conduire un ballon mais pour le reste c’est un sacré minable car il sait parfaitement que personne ne s’attaquera à lui ou le boycottera, faute de discréditer définitivement la cause palestinienne.

La seconde est que, bien évidemment, la politique politicienne en Israël n’étant jamais loin, l’opposition a sauté sur l’occasion pour en rejeter la faute à la ministre des Sports accusée d’avoir suscité l’annulation du match car déplacé de Haïfa à Jérusalem. Comme si le BDS ou la Fédération palestinienne faisait la distinction entre les deux villes ! Comment pouvons être aussi idiots ? Le simple fait de nous disputer à ce sujet constitue une immense victoire pour nos ennemis.

La troisième est plus rigolote car j’ai tout de suite pensé à tous les fans de Lionel qui ont acheté au marché noir des billets à dix fois leur valeur pour le voir jouer et qui ont ainsi perdu presque tout car ils ne seront remboursés que de la valeur réelle du billet et dans le meilleur des cas.

Et dire que pour le même prix ils auraient pu prendre un billet d’avion et une place pour un VRAI match de leur chère idole au Camp Nou, le stade du Barça ! Comme dit la chanson : « Machia’h lo ba, Machia’h gam lo mitkachair« . Le Messie ne vient pas, le Messie ne téléphone pas non plus… pour s’excuser

Dans un registre différent mais toujours pour l’humour, nous avons eu deux belles perles cette semaine.

La première est toute fraîche. Macron, recevant Bibi, a déclaré que « le transfert de l’ambassade US à Jérusalem n’a pas aidé à la paix« . Personnellement je ne savais pas que le rôle du lieu d’une ambassade était de favoriser la paix. Et à contrario, on se demande alors pourquoi les ambassades situées à Tel Aviv elles n’ont pas réussi à le faire en 70 ans ? Bref du Macron dans toute sa saveur, lui qui associe à l’ONU la France au Koweit, pour exiger la protection des palestiniens contre « l’agression » israélienne. Il ferait mieux sans doute d’y exiger la protection des palestiniens contre leur propres dictateurs dirigeants.

La seconde, il y a quelques jours, vient tout droit de notre cher AFP, qui n’est plus à une énormité près. Dans une dépêche, reprise par Le Figaro, l’AFP rapporte une opération de Tsahal dans un « camp de réfugiés » situé en plein coeur de Ramallah, pour rechercher les auteurs de l’attentat qui a coûté la vie à un jeune soldat (z »l) quelques jours auparavant.

Comment résister à sourire, quand une agence de presse affirme qu’un quartier de Ramallah, la « capitale » de l’entité palestinienne, est un camp de réfugiés palestiniens ? C’est une boutade : être réfugié dans son propre pays ! Sans doute pour pouvoir encore tirer sa subsistance de l’UNWRA, dont le rôle absurde mérite à lui tout seul un livre d’histoire.

Et le ministre suisse, qui a osé dire que l’UNWRA était devenu un problème pour la résolution du conflit, s’est aussitôt attiré les foudres d’un certain… Jibril .

Mais non ? Messi !