Vous savez quoi ? On a même pas peur de ces salopards !

Le langage est peu châtié pour un Rabbin, j’en conviens. Mais c’est le citoyen parisien qui parle comme je l’imagine des centaines de milliers, des millions d’autres.

Oui ces salopards djihadistes ont voulu nous mettre à terre en retirant la vie de 130 hommes et femmes et en laissant une centaine d’autres entre la vie et la mort. Ils étaient tranquillement attablés un vendredi soir à une terrasse de café ou de restaurant ou piégés dans une salle de spectacle pour se détendre à la fin de la semaine en écoutant un groupe américain populaire et subversif.

Le seul tort de ces victimes était de vivre. Rien d’autre. Rien ne les identifiait comme cibles potentielles tant la haine a été aveugle. C’est là une nouveauté dans ces actes terroristes. Ce n’est plus Charlie et ses journalistes et caricaturistes engagés, ce n’est plus la police qui incarne le pouvoir et l’ordre, ce n’est plus un Hyper Casher pour atteindre la communauté juive.

Non cette fois-ci c’est le passant, indifféremment, qui se trouve sur le sol d’un pays en guerre contre Daesh. Eh bien cela est notre fierté et notre honneur d’incarner l’axe combattant contre l’islamisme. Les martyrs ne sont pas dans le camp de ces fous mais sont ces 130 âmes innocentes arrachées aux leurs, arrachées à la nation. Nous ne faiblirons pas dans cette lutte et notre réponse demeurera la vie avant tout. Regardez ce beau peuple de France ému, sidéré, mais debout.

L’unité nationale doit prévaloir et pour cela les français musulmans devraient être le fer de lance de ce combat. J’entends dire ci et là qu’il ne faut pas stigmatiser la communauté musulmane. Eh bien précisément c’est à elle de prendre ses responsabilités pour éviter cet écueil.

Il y a encore des centaines de mosquées et de lieux de cultes musulmans qui prêchent la haine armant le bras des terroristes dans l’hexagone. Il suffit à présent de vouloir prendre des pincettes lorsque l’on parle de cet Islam radical.

Nous n’avons pas le même rapport à la vie et à la mort. Peu importe que l’on parle d’une guerre de civilisation ou de religion, cela est tout à fait secondaire. Non c’est notre rapport à la vie qui fait la différence. Les mots terribles de Merah trouvent encore un écho aujourd’hui : « Moi la mort, je l’aime comme vous vous aimez la vie ». Voilà peut-être la seule parole sensée de cet individu. Nos Psaumes le proclament : « Lo amout ki ehyé », « Je ne mourrai pas car je vis ». Alors vivons, vivons, vivons…