Le président de la république française Emmanuel MACRON annonce qu’il s’exprimera lundi 3 juillet 2017 devant le Congrès réuni à VERSAILLES.

L’article 18 de la constitution française du 4 octobre 1958 indique que le président de la République « prend la parole devant le Parlement réuni à cet effet en Congrès. Sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l’objet d’aucun vote. »

Jean Luc MELENCHON, député de « la France insoumise », parti d’opposition parlementaire et présidentielle, réagit en annonçant que les députés de son parti ne se rendront pas à ce qu’il appelle « la convocation » du chef de l’Etat.

Ce n’est pas la première vivacité politique de MELENCHON.

Sur le fond, son mouvement et ses députés ne représentent pas une force politique apte à peser dans le débat parlementaire. « Le bruit et la fureur », pour reprendre sa propre expression, est le seul modus operandi dont il dispose.

Sur la forme, le refus de participer au Congrès des députés et sénateurs pour écouter la communication du chef de l’Etat constitue une irrévérence politique, un manque de respect à la constitution- précisément à son article 18- et un manquement au devoir de la charge parlementaire.

Une fois de plus, l’addition du fond et de la forme du comportement politique et institutionnel de MELENCHON est inquiétante en regard de la liberté de conscience et du respect des urnes.