La cour d’assise spéciale de Paris traite du massacre filmé et perpétré par l’assassin à Toulouse en 2012, sur les personnes de civils -dont des enfants tués à bout touchant- et de militaires.

A l’intervention de maître Berger-Stegner -partie civile- accusant la mère de l’assassin, de «mentir comme une arracheuse de dents», maître Dupont-Moretti -défense- s’est emporté contre sa consœur en criant la menace: «Interrogez ma mère dans ces conditions-là, vous allez voir !(…)C’est la mère d’un accusé et la mère d’un mort !»

Ce genre d’échanges est usuel dans les prétoires. Cependant, compte tenu du caractère exceptionnellement sanguinaire et haineux des circonstances, des charges et de la nature du dossier, la riposte de Dupont-Moretti a de quoi choquer.

En France, deux écoles de conseils de Droit pénal se font face. L’une, héritière des avocats promoteurs des Droits de l’Homme et de la Défense (maîtres Torrès, Badinter, etc) repose sur le respect des règles de l’éthique.

L’autre, héritière des méthodes de l’avocat Vergès, estime que la fin justifie les moyens et outrepasse les règles les plus élémentaires de la déontologie attachée au Barreau.