Marine le Pen sera-t-elle la prochaine présidente de la République Française ?

Cette éventualité ne peut plus être écartée, entre son succès aux Européennes et le sondage IFOP de cette fin juillet 2014.

La candidate FN recueillerait 26 % des voix, et Nicolas Sarkozy se qualifierait pour le second tour avec 25 % des voix, que ce soit face à François Hollande ou à Manuel Valls, lesquels seraient tous les deux éliminés (avec 17 % des suffrages).

Dans ces deux scenarii, François Bayrou recueillerait 12 à 13 % des voix pour le MoDem, Jean-Luc Mélenchon 10 à 11 % pour le Front de Gauche, et Cécile Duflot (Europe Ecologie Les Verts) 3% seulement.

Cette analyse se place dans une hypothèse où Sarkozy pourrait se représenter, ce qui signifie qu’il serait lavé de tous soupçons dans les enquêtes judiciaires à son sujet, passées, actuelles ou peut-être à venir.

S’il devait être éliminé de la course, l’UMP aurait un énorme problème, tant les successeurs sont empêtrés dans les rivalités internes et les affaires de corruption.

A Gauche, c’est une valse-hésitation et le grand écart permanent entre le virage gauchiste tendance Montebourg ou le centre, vers Bayrou comme dans le passé.

Les mauvais résultats économiques disqualifient le PS, (trop) prometteur de lendemains qui chantent… et qui déchantent dans la réalité.

La Communauté Juive ne pèse que 1 % de la population française. Le vote Juif est un mythe, entretenu par la Communauté elle-même parfois lors des élections municipales, législatives ou présidentielles. Mais, loin d’être unitaire, le « vote Juif » suit la tendance politique Française générale. Un coup à gauche, un coup à droite, et de plus en plus à droite depuis quelques élections.

Pour autant, le « meilleur ami d’Israël » n’a pas réagi récemment sur les roquettes lancées du Hamas. A part quelques seconds couteaux et l’inévitable Claude Goasguen, l’UMP est restée d’une discrétion étonnante dans le conflit en cours.

Je rappellerai les virages successifs de Nicolas Sarkozy au cours de son mandat : auto-déclaré grand ami d’Israël, mais n’hésitant pas à demander à Israël de restituer le Golan, à traiter de menteur Benjamin Netanyahou et faisant voter les représentants de la France à l’ONU et l’UNESCO en faveur de l’entrée de la Palestine. Par contre, il n’a fait entrer Israël dans la Francophonie. Il a hélas connu un échec cinglant avec Mohamed Merah qu’il n’a pas pu maitriser comme d’autres Djihadistes.

Le PS a quelques véritables amis d’Israël, le président Hollande a réchauffé les relations entre Paris et Jérusalem à haut niveau. Personne ne peut nier l’engagement de Manuel Valls envers la Communauté Juive de France.

Le PS a perdu pied dans les classes moyennes ou pauvres. Hésitant entre une neutralité de bon aloi ou des sanctions, il a été rejeté par la Communauté Musulmane qui représente 10 à 15 % de la Population Française.

Si l’objectif du PS est un 2002 à l’envers, porter Hollande au 1er tour contre Marine le Pen, et refaire le coup de Chirac qui passa à 80 % sans coup férir au 2eme tour, ça semble mal parti.

Quant à l’extrême-gauche, avec son antisionisme viscéral dénué de toute réflexion constructive, elle escompte grappiller quelques voix dans la communauté musulmane. Elle est de toute manière totalement disqualifiée dans la Communauté Juive, tout comme les écologistes d’EELV.

Les sondages placent ces partis en queue de peloton, car n’ayant aucune politique économique crédible en dehors de tout prendre aux riches pour donner aux pauvres. Mélenchon lui-même envisage de prendre sa retraite, ce qui nous privera d’un grand comique troupier.

Reste donc cette extrême-droite qui a su taire ses nuisibles les plus visibles. Le père Jean-Marie le Pen a des soubresauts dans sa réflexion antisémite et pétainiste, mais sa fille adorée lui a coupé le micro. Ne rêvons pas, elle ne lui a pas coupé les vivres et ne l’a pas exclu du FN.

Jean-Marie le Pen reste président d’Honneur du FN, comme Gollnisch et autres révisionnistes restent dans les dirigeants du parti.

Le FN a juste fait un casting, au sens propre pour les Européennes, comme au figuré, pour apparaitre un parti « honorable » aux yeux des Français prêts à se jeter dans leurs bras. Cependant, il faut se rappeler que le FN n’a pas réussi à monter un groupe Européen car d’autres partis frères ne sont pas dupes de sa vraie nature raciste, xénophobe et antisémite.

Le programme économique du FN mènerait la France dans une impasse totale, une sortie de l’Euro aux conséquences dramatiques qui renchérirait les importations et exportations et en diminuerait leur volume.

Marine le Pen a su cacher toutes les failles de ses programmes et compagnons de route en montrant une « France Forte » surtout débarrassée des immigrés.

Lorsque les pro-palestiniens brulent des voitures et saccagent les rues parisiennes ou sarcelloises, Marine le Pen entend le jackpot de la machine électorale.

Une photo d’émeute dans Paris qui fait le tour du Monde, un pro-palestinien menotté à Saint-Paul, c’est du pain béni pour le FN.

Le FN peut même compter sur des voix musulmanes pour la majorité qui souhaite vivre paisiblement, prospérer dans une France imposée ou choisie, et se débarrasser des caïds et islamistes de banlieue qui font régner la terreur ou la paix sociale dans les cités.

Lorsque Marine le Pen « comprend » la LDJ, elle ramasse des voix juives qui ont une vision de très courte portée. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis, et donc « Le Pen c’est bon pour nous, c’est bon pour Israël ? »

Hélas non, le FN a juste changé de stratégie, d’abord les musulmans, puis les Juifs, c’est juste un ordre inverse par rapport aux « Durafour Crématoire » ou « aux Chambres à Gaz qui ont peut-être existé mais que JMLP n’a pas vues ».
Peut-on compter sur la Communauté Juive pour ouvrir les yeux à nos coreligionnaires ?

J’en doute fortement, la Communauté organisée a besoin de renouveau et de retrouver des leaders charismatiques qu’elle n’a plus depuis quelques années.

Le combat politique se passe sur les réseaux sociaux, et c’est une lutte dans laquelle les Juifs sont encore trop peu engagés.

J’entends déjà les critiques dire « ne reste que l’alyah ! ». En effet, c’est un choix que certains feront. Mais pas une alyah de fuite vouée à l’échec par manque de préparation, une alyah conçue et menée comme un véritable projet, dans le temps nécessaire pour la sécuriser sur l’emploi, le logement, l’intégration.

Mais même en battant le record des 5000 olim prévus cette année, il faudra quelques décennies pour vider la France de ses 600 à 700.000 Juifs.

I had a dream, une France éveillée qui se rend compte de la duplicité des partis extrémistes de Gauche et de Droite.

I had a dream