La Ligue arabe, lors d’un sommet au Koweït, a rejoint les positions du Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Celui-ci a refusé catégoriquement de reconnaître l’Etat d’Israël comme étant l’état du peuple juif. Il a même assuré récuser tout débat à ce sujet.

Ce qui implique que la paix, pour qu’elle se fasse, devra passer sous les fourches caudines du monde musulman.

A savoir, un retrait total jusqu’aux ‘’frontières de 1967’’ n’ayant pourtant jamais eues d’existences officielles.

Jérusalem, et donc le Mont du Temple devenu troisième lieu saint de l’Islam depuis 1967, devant devenir capitale de la ‘’Palestine’’.

Un nouvel Etat auparavant nettoyé de toute présence juive, tel le vieux rêve hitlérien.

Tout cela agrémenté d’un ‘’droit de retour’’ de centaines de milliers de ‘’réfugiés’’ au sein même des frontières de l’Etat d’Israël.

Les Israéliens ont-ils une quelconque bonne raison de signer cette paix des cimetières ?

Qu’en pensent leurs dirigeants ? Pour le moins, ceux de gauche ayant accusé Benjamin Netanyahou d’être le ‘’fauteur de guerre’ !   

Tzipi Livni, chef des pourparlers, continuera t-elle à négocier une paix qui, au final, ne lui accordera pas son souhait de vivre dans un « Etat juif et démocratique » ?

Elle en serait bien capable !

Zahava Galon, présidente du parti d’extrême gauche Meretz, réclamera t-elle encore, pour ‘’favoriser la paix’’ et au nom de la parole donnée, la libération du dernier contingent de terroristes prévu et qui n’aura comme seul effet celui de voir les plaies des parents des victimes s’ouvrir de nouveau ?

A n’en pas douter ! Le contraire serait un chamboulement politique à l’extrême gauche !

Isaac Herzog, président du parti Travailliste, ayant espoir de diriger dans le futur une alternative à la coalition présente affirmera t-il, encore, que le président de l’AP est un « partenaire pour la paix » ?

Exigera t-il toujours la reconnaissance du droit basique du peuple juif à son état ou, piteusement, assurera que l’urgence n’est pas celle-là mais la « fin de la colonisation », ceci afin de sauver le ‘’partenaire’’ ?

La réponse à cette petite question déterminera le niveau de confiance que le peuple juif pourra lui accorder !

A n’en pas douter, la gauche israélienne est dorénavant face à un grave dilemme. Soit elle rejoint la droite et reconnaît Mahmoud Abbas comme un ennemi, soit elle trahit le peuple israélien en persistant à chercher toutes sortes d’excuses au refus ‘’palestinien’’ !

Quoi qu’il en soit, il faut mettre au crédit du Premier ministre Benjamin Netanyahou le fait d’avoir forcé le camp adverse à dévoiler le fond de sa triste pensée !

Ceci dit, le Premier ministre se doit à une action qui éloignera politiquement le problème ‘’palestinien’’.

Il se doit de décider un retrait unilatéral d’une partie de la Judée et de la Samarie.

Une évacuation qui s’étalerait sur plusieurs années afin de permettre d’une part de réinstaller les habitants délogés dignement et avec compensations et, d’autre part, de construire la sécurité nécessaire à l’Etat d’Israël tout autour du nouvel état.

Tout en gardant à Tsahal le droit d’intervenir dès une menace ressentie à partir de la ‘’Palestine’’ devenue quasi indépendante.

Les frontières définitives seront délimitées dès lors que le monde musulman sera revenu à de meilleurs sentiments à l’égard des droits du peuple juif.

La solution de deux états pour DEUX peuples deviendra, seulement de cette façon, alors effective.