En France, la présidence de la République annonce la venue du président de la république turque Erdogan.

Espérons que seront évoqués le blocus turc contre la république arménienne qui dure depuis plus de trente ans, les tirs ciblés de l’armée turque contre les civils kurdes en Iraq, la situation des minorités nationales en Turquie (Assyro-Chaldéens, Arméniens, Grecs, etc), le respect des minorités religieuses, sexuelles et politiques, le sort des prisonniers politiques, celui des femmes, les journalistes et les magistrats incarcérés, la fin de la séparation des pouvoirs constitutionnels, et tous sujets relatifs à l’ordre démocratique tel qu’il existait jusqu’à l’élection d’Erdogan à la fonction présidentielle.

Il est un sujet qui par dessus tous les autres ne saurait être évité par le président français Macron sans provoquer l’incompréhension et la réprobation générale.

Ce sujet est celui de Chypre. Démocratie parlementaire et insulaire membre de l’Union européenne, la république de Chypre subit depuis 1974 l’occupation militaire et civile turque dans la partie Nord de son territoire et une politique maritime turque de fait accompli sur les eaux territoriales chypriotes comprenant les gisements méthaniers et pétroliers.

La Turquie occupe ainsi une partie du territoire de l’Union européenne. Les Chypriotes et les Européens sont en droit d’attendre que ce dossier contraire aux Droits nationaux, territoriaux et humains tels que compris dans la charte des Nations-Unies soit ouvert et examiné avec le plus grand soin.

La visite d’Erdogan en France sera l’opportunité pour la France et un devoir pour le président Macron d’affirmer les principes généraux et particuliers des Droits humains et du Droit international public dans cette partie de la géographie planétaire.