En France, la machine électorale tourne depuis 1962 essentiellement autour de l’élection du président de la république au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours.

A certaines exceptions près, le propre universel du dépositaire du suffrage réside en sa réélection. Le président de la république française n’y échappe pas qui mobilise l’ensemble des mécanismes mis à sa disposition. Les prochaines élections présidentielles approchent. Le président Hollande a prévenu qu’il présenterait sa candidature à un second mandat à la condition d’avoir «inversé la courbe du chômage».

Le plan de formation visant cinq cent mille demandeurs d’emploi vient d’être décidé. Il permettra d’en soustraire le nombre.

En recevant le «président de la république islamique d’Iran», Paris achève un virage diplomatique à l’égard de Téhéran. Les entreprises françaises peuvent désormais atteindre le marché iranien et tenter ainsi d’améliorer l’économie et peut-être même diminuer le nombre de chômeurs. Tant pis pour les principes des droits  humains sempiternellement énoncés par la France et sempiternellement violés par l’Iran !

Enfin, le subit ultimatum lancé par le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius relatif à la reprise des négociations entre Jérusalem et Ramallah ne peut que satisfaire l’électorat français anti-israélien ou pro-palestinien.

Pourtant,la réalité électorale et diplomatique ne résulte pas systématiquement des stratégies électorales organisées par les élus intéressés par une réélection. Les succès électoraux affirment les protagonistes. Les échecs provoquent souvent des dégâts parmi les populations utilisées.

Pierre Saba

31 janvier 2016