L’enlèvement et l’assassinat de trois adolescents israéliens se sont déroulés le 12 juin 2014, près du Gush Etzion en Cisjordanie entre Bethléem et Hébron. Gil-Ad Shaer (16 ans, originaire de Talmon), Naftali Fraenkel (16 ans, originaire de Nof Ayalon) et Eyal Yifrach (19 ans, originaire d’Elad).

Ils sont enlevés tandis qu’ils faisaient de l’auto-stop pour se rendre chez eux.

Leurs corps sont découverts dix-huit jours plus tard, le lundi 30 juin 2014, dans un champ à l’entrée de Halhoul, à 5 km au nord de Hébron, au terme de l’opération militaire « Shouvou a’him » (« Gardiens de nos frères ») visant à les retrouver ainsi que leurs ravisseurs présumés, Marouane Kawasmeh et Amer Abou Eisheh, membres de la cellule Hébron du Hamas.

A l’occasion de la journée de l’unité qui se tiendra le 3 juin prochain, un spot est diffusé sur les réseaux sociaux et à la télévision israélienne avec la participation des mères des trois adolescents Eyal Yfrah, Gilad Shaer et Naftali Frenkel, enlevés il y a un an puis assassinés par deux terroristes palestiniens se réclamant du Hamas.

Israël est-il donc une succession de drames dans cette campagne de publicité pour l’unité ? Le procédé est intellectuellement choquant.

Nombre de juifs ont été révoltés de voir ce cliché. Certains se sont contentés de la trouver « trop nulle » quand d’autres ont tout simplement déclaré que c’est pathétique, dégoûtant et honteux.

Cette publicité utilise un drame national pour prôner l’unité. Ce qui fait de la nation israélienne une addition des habitudes catastrophiques et des clichés dramatiques bien présents dans les mœurs et qui se retrouve bien évidemment dans cette première campagne de publicité.

Devant autant de clichés et stéréotypes, on peut se demander l’utilité de cette campagne.

En effet, dans cette publicité, on nous montre une population qui ne représente aucune réalité sociale.
Une campagne orchestrée par la droite israélienne avec l’aspect un peu fake.

Ce qui ressort beaucoup de cette pub également c’est la caricature. Très ciblées sur l’auto-flagellation qui fait de cette publicité un assemblage des clichés qui y sont liés. Il n’y a pas de raison que la caricature du drame devienne l’objet de l’unité.

Devant autant de clichés et stéréotypes dramatiques, on peut se demander ce qu’il en est maintenant d’un Etat israélien.

Cette publicite pour l’unite est un abîme de stupidité.

Le véritable problème avec cette publicite est surtout qu’elle sort de son contexte historique pour s’articuler sur la mort.