Des états arabes, incapables d’assurer chez eux la liberté de conscience, on réussi à faire voter le 16 avril 2016 avec l’appuie de la France et de la Russie une résolution que vous pourrez lire ici.

Le texte présente le Mont du Temple et ses alentours, le tombeau de Rachel, le tombeau des patriarches comme des lieux saints exclusivement musulmans.

On peut lire par exemple :
« 17. Regrette en outre la décision israélienne d’approuver un plan de construction d’une ligne de funiculaire à deux voies à Jérusalem-Est, ainsi que le projet de construction de la dénommée « Maison Liba » dans la Vieille Ville de Jérusalem, la construction d’un centre destiné à accueillir les visiteurs – le dénommé « Centre Kedem » – à proximité du mur sud de la mosquée, la construction du Bâtiment Strauss et le projet d’ascenseur Place Al Buraq (« place du Mur occidental »), et prie instamment Israël, la Puissance occupante, de renoncer aux projets susmentionnés »

La souveraineté des lieux : est-elle palestinienne ou israélienne ? donc qui a le droit et la responsabilité d’assurer l’entretien et la sauvegarde de Jérusalem-Est ? Israël a-t-il le droit de restaurer la vieille ville, de faire des fouilles archéologiques, de construire un funiculaire passant à Jérusalem-Est hors des lieux saints ?

La résolution condamne fermement toutes les tentatives israéliennes de réhabiliter les lieux assimilées à des dégradations, elle s’oppose aux facilités d’accès, et condamne paradoxalement Israël pour le manque d’entretien de la cité de David. L’UNESCO accuse « la puissance occupante » de judaïser la partie est de la ville. Ce dernier point n’est pas complètement faux, mais noyé dans un contexte hostile, le message ne peux pas passer.

 L‘UNESCO chargé de la culture sort de son rôle en voulant interdire à Israël d’administrer la ville de Jérusalem et ses lieux saints. Quiconque a le plaisir de s’y promener pourra constater les efforts israéliens pour embellir la vieille ville et mettre en honneur son patrimoine architectural, qu’il soit chrétien, musulman ou juif.

Nous savons que Palestiniens et Israéliens se disputent la souveraineté sur la vieille ville, l’UNESCO devrait tenir compte de la souveraineté de fait, sans nécessairement la légitimer, et veiller au développement de la culture, et de la paix entre les hommes.

Une autre résolution du même tonneau de 2015 considérait que la vieille ville devait être maintenue dans la liste des « patrimoines mondiaux en péril » où elle a été inscrite depuis 1982, en gros comme Palmyre sous domination de DAESH. L’UNESCO a un bon jugement.

La non reconnaissance des lieux saints juifs par l’islam, et l’alignement de l’UNESCO sur une vision islamique de l’histoire. 

Outre l’approbation sans inventaire de calomnies, comme les fausses tombes, le déni de l’attachement religieux des juifs à Jérusalem est patent. Le communiqué est allé jusqu’à appeler l’esplanade devant le mur des lamentation « Place Al Baraq » du nom de l’âne qui aurait conduit le prophète Mahomet au ciel. Ceci est aggravé par le caractère insultant de la formulation, qui reprend sans cesse le terme « puissance occupante », alors que Jérusalem est au coeur de l’histoire du Judaïsme. L’UNESCO condamne les fouilles et parle de « soit-disant bains rituels », la vérité historique ne l’intéresse pas.

La défiance israélienne vis-à-vis de l’UNESCO est critiquée, par exemple son refus d’accepter un représentant permanent de l’UNESCO qui serait affecté à Jérusalem-Est pour rendre compte périodiquement de tous les aspects relevant des domaines de compétence. Israël aussi est critiqué pour son refus d’accorder des visas aux experts de l’UNESCO chargés du projet de l’Organisation au Centre pour la restauration des manuscrits islamiques de la mosquée Al-Aqsa/al-Haram al-Sharif.

Ce document n’est pas acceptable ni sur la forme, ni sur le fond, il est carrément contre productif. En effet, si on souhaitait une solution consensuelle avec deux états, et la souveraineté arabe sur la partie Est de la ville, il ne serait pas possible simultanément d’indiquer aux juifs qu’ils ne font qu’occuper une histoire qui n’est pas la leur, et qu’ils n’ont rien à voir avec leur propre passé.

Le peuple qui occupe la terre de ses ancêtres, n’est pas un occupant.

L’arbitrage entre les droits de deux peuples se partageant le même pays ne sont pas de la compétence de l’UNESCO qui a pour mission de rapprocher les cultures et les hommes en écartant les rivalités politiques.

Un changement éventuel de souveraineté sur la vieille ville, ne pourrait ignorer que le mur des lamentation, et toute la vieille ville de Jérusalem transpire d’une présence juive continue depuis 2000 ans, critiquer les fouilles, c’est appuyer les faussaires de l’histoire. Le monde n’a pas été crée le jour de la naissance de l’islam.

Cette motion poussera les juifs, israéliens ou non, à rejeter tout projet de retour de une souveraineté arabe sur la vieille ville. En niant le passé judéo-chrétien des lieux, on promet, en cas de retour à la Palestine, une intolérance comparable à celle qui prévalait quand la ville était Jordanienne, et où les juifs étaient interdits de séjour.

Par ce que la diplomatie française a approuvé la motion, la France est disqualifiée, elle ne pourra pas être l’intermédiaire neutre et amical avec tous, qui pouvait apporter un compromis tellement nécessaire à la paix dans la région.

L’Autorité palestinienne, qui a souhaité ce document met en évidence son intolérance, et son appuie aux falsificateurs de l’histoire.

C’est une faute politique.