L’accord sur le nucléaire iranien est acté, il ne reste plus à Obama qu’à le faire ratifier par les instances parlementaires américaines.

Mais l’examen approfondi des clauses de cet accord jugé très controversé par bon nombre de députés, aussi bien dans les camps républicains que démocrates, peut faire l’objet d’une motion de rejet.

Il ne lui restera plus, comme il en a déjà annoncé l’intention, qu’à faire usage du droit de veto que lui confère l’article premier de la Constitution américaine qui stipule que « le président peut renvoyer au Congrès un projet de loi voté par les deux assemblées accompagné de ses objections ».

Mais si la Chambre des représentants et le Sénat votent à nouveau le texte de rejet à la majorité des deux tiers, il n’aura d’autre choix que de le promulguer.

Barack Hussein Obama a donc lancé une machine médiatique de séduction tous azimuts au sein du Congrès en y dépêchant pas moins que le vice président Joe Biden, très populaire auprès des députés démocrates, qui aura la tâche pour le moins ardue de convaincre un indispensable noyau de représentants issus de son camp encore très indécis sur l’orientation de leur voix lors de cette consultation cruciale.

Mais au delà, et sachant pertinemment que le ralliement des états de la région, Israël en tête, lui assurerait sans aucun doute la ratification de cette « capitulation » au régime des mollahs, le chef de l’exécutif américain a planifié toute une série d’actions diplomatiques et de déclarations, certaines pour le moins incongrues en de telles circonstances, visant, sinon à reconquérir leur confiance, tout au moins à infléchir leur détermination.

John Kerry se rendra donc le 3 août en Arabie Saoudite afin de convaincre le roi et ses conseillers des bienfaits de ce deal honteux.

Il se murmure aussi que Benjamin Netanyahu devrait se voir convier à la maison blanche dans une entreprise d’apparente réconciliation entre les deux hommes.

Le Pentagone y va aussi de ses propositions de doter Israël de matériel militaire de pointe et émet l’idée d’augmenter de manière significative le montant de l’enveloppe militaire allouée à l’état Hébreu pour la prochaine décennie.

Jusque là, rien que de très normal de la part de ce président désireux de marquer à tout prix son passage dans l’histoire d’un fait diplomatique international fort.

Mais là où cela commence à sentir la tromperie caractérisée, c’est lorsque par la voix de Denis Ross, il laisse filtrer dans la presse de manière suffisamment « feutrée » pour que cela ne l’engage pas formellement, la possibilité de livrer à Israël trois bombardiers B52 chargés de bombes anti bunker GBU-57 A/B de 13 600kg capables de venir à bout de toutes les installations nucléaires iraniennes enterrées.

Si, comme il le clame à qui veut l’entendre, l’accord garantit l’impossibilité pour l’Iran d’accéder à la bombe, pourquoi dès lors, instiller l’idée de l’éventuelle fourniture d’un matériel susceptible d’anéantir tous les efforts consentis à l’élaboration de celui-ci et prendre le risque de provoquer le chaos dans toute la région et bien au-delà si ce n’est tout simplement afin de rassurer les lobbys américains et par là même, les inciter à modérer leurs actions ?

Reconnaissons que cette « fuite » organisée est pour le moins troublante. Mais elle a l’avantage de laisser à l’administration américaine toutes les raisons de la démentir une fois la ratification obtenue !

Benjamin Netanyahu, conscient du manège, s’est d’ailleurs empressé de décliner l’offre.

Nous apprenons aussi que le ministère de la Justice « envisage sérieusement » la libération de Jonathan Pollard le 21 novembre courant, soit comme par hasard, peu ou prou à la date où les parlementaires américains devront rendre leur décision sur l’approbation ou le rejet du texte proposé…

Alors quoi ? Faut’il comprendre que son élargissement dépendra directement du résultat de ce vote ?

MAIS QUE S’IMAGINE OBAMA ?

Qu’Israël serait, sur la foi de ce genre d’annonces, enclin à hypothéquer son existence même ?

Pense-t-il pouvoir, avec de si ridicules et improbables promesses, insulter à ce point notre intelligence ?

Gageons que Benjamin Netanyahu ainsi que la classe politique israélienne dans son ensemble, le peuple, et par extension, les juifs à travers le monde, apprécieront ces « manoeuvres » pour ce qu’elles sont : de piètres et bien naïves tentatives de miner la détermination de notre Premier ministre à aller au bout de son action et prions Dieu que celle-ci fasse échec à la trahison qui s’annonce.