La Résolution 2334 de l’ONU condamnant la colonisation de la Judée-Samarie par Israël est conforme à la position traditionnelle des Etats membres. Ce qui est nouveau, c’est la décision des Etats-Unis de ne pas y opposer de veto. C’est un geste bête, méchant et lâche du Président Obama, qui a eu pour effet de faire basculer la presque totalité de l’opinion publique israélienne dans un même dégoût.

L’année dernière l’ONU a adopté vingt Résolutions contre Israël, et prononcé trois condamnations contre le reste du monde. Les membres du Conseil de Sécurité font ainsi de l’antisémitisme sans le savoir, tout comme ce Monsieur Jourdain du « Bourgeois Gentilhomme » qui parlait en prose, lui aussi sans le savoir.

Le coup bas d’Obama en fin de règne était inévitable, parce que la vérité est qu’il a été hostile à Israël dès sa prise de fonction. La stupidité de ce geste n’est cependant pas exceptionnelle, étant donné que beaucoup d’observateurs avertis s’accordent pour qualifier Obama comme ayant été le Président comme le plus incompétent que l’Amérique ait jamais connu en matière de politique étrangère.

Poser qu’Israël viole le droit international en construisant sur des terres domaniales ayant appartenu à l’Empire turc et occupées ensuite par les Britanniques est une absurdité.

Israël est en faveur de la création d’un Etat palestinien à ses côtés – et non pas à sa place – mais il n’existe aucun document sur lequel on puisse se baser objectivement pour délimiter où s’arrête Israël et où commence la Palestine. Israël ne déterminera donc ses frontières qu’en concertation avec ses voisins, et avec personne d’autre, fût-ce l’ONU.

Les voisins d’Israël sont – entre autres – le Hezbollah et le Hamas, tous deux financés et armés par l’Iran et ayant pour vocation de détruire Israël. L’Autorité palestinienne quant à elle est amorphe, et bien qu’ayant la possibilité de négocier avec Israël, elle s’y refuse. Même quand Obama a imposé à Israël de geler la colonisation en 2013 l’Autorité palestinienne s’est défilée.

C’est ainsi que la frange la plus radicale du côté israélien s’engouffre dans le vide juridique concernant les frontières de la Palestine, ce qui est – littéralement – de bonne guerre quand il n’y pas à qui parler de l’autre côté.

Les implantations israéliennes constituent une arme de guerre comme une autre. Personne ne peut nier que la colonisation du Sinaï a été décisive pour emmener l’Egypte à signer un traité de paix avec Israël. En maintenant le Sinaï comme monnaie d’échange jusqu’à ce moment historique Israël n’a fait que faire preuve de bon sens.

Cependant la stratégie des territoires occupés comme monnaie d’échange n’est pas efficace contre ceux qui nient le droit à l’existence d’Israël. Pour eux, il n’y a aucune différence entre les implantations le long de la ligne verte, les colonisations sauvages, et Tel Aviv ou Haïfa. C’est pour cela que ni le retrait du Liban ni celui de Gaza n’a pu créer de climat favorable à la paix.

La Résolution 2334 est scélérate parce qu’elle fait l’impasse sur la doctrine de destruction d’Israël par ses ennemis. L’Unesco a d’ailleurs récemment abondé dans ce sens en adoptant un texte qui nie tout lien entre le peuple  juif et Jérusalem.

Le fil conducteur entre le texte de l’Unesco et la Résolution 2334 de l’ONU saute aux yeux : il s’agit de nier au peuple Juif le droit à la souveraineté en réécrivant l’Histoire.