Les négociations politiques en vue des élections parlementaires françaises laissent entendre certaines erreurs de relations… épithétiques et patronymiques.

Ainsi en est-il de l’interprétation de la fameuse « Loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels » injustement et politiquement simplifiée en « Loi Travail » et surtout aussi dénommée « Loi El Khomri » du patronyme de la ministre du travail du gouvernement Valls.

Pourtant, cette loi avait été élaborée essentiellement par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le même gouvernement Valls.

C’est devant l’ampleur de la contestation soulevée par l’adoption de cette loi dans l’opposition et la majorité parlementaire, dans les syndicats et dans la rue que le président de la république François Hollande et le Premier ministre Valls ont retiré la prestation législative au ministre Macron pour la confier à sa collègue Elkhomri.

Ce transfert de compétence ad hoc a pu être interprété comme une tentative de protéger l’éventualité électorale du candidat Macron, qui pouvait alors apparaître comme allié ou successeur des socialistes.

C’est ainsi que des contorsions politiques et des stratégies électorales manœuvrent l’Histoire parlementaire et la nature des candidatures électorales.