Les Francophones en Israël sont au nombre de 700 000. Leur nombre ne cesse de s’accroître avec plus de 1 600 arrivées en moyenne chaque années depuis plus de 16 ans maintenant. Cependant malgré le nombre, l’influence des juifs français au niveau parlementaire et sur la politique du pays est minime.

Même dans les villes où ils sont sur-représentés comme Netanya, leur influence au conseil municipal est inexistante. Les aides que reçoivent les français sont bien inférieures aux aides que reçoivent par exemple les communautés éthiopiennes ou russophones.

Pourquoi un tel décalage ? Pourquoi les Olims Français n’arrivent t-il pas à s’unir et à se battre au niveau électoral pour faire valoir leurs droits et pour bénéficier de plus d’aides gouvernemental comme le font les autres communautés ?

Etant moi-même soldat seul et ole hadash, je me rends compte ainsi que mes amis francais soldats seuls que nous bénéficions significativement de moins d’aides que nos camarades russes ou américains.

En effet ils reçoivent l’aide et le support d’organisations extrêmement bien structurées et bénéficiant d’aides et de programmes spéciaux mis en place par le gouvernement sous la pression de lobby communautaires. Il est évident que les francophones israéliens n’ont pas encore développé ce mécanisme, qui est nécessaire pour pouvoir faire avancer les droits des Français en Israel.

Les Olims rencontrent tout type de problème, des problèmes financiers a la reconnaissance des diplômes aux soldats seuls dans Tsahal.

Comment creer un lobby francophone efficace ? La réponse ici en 8 points :

1. Se battre pour obtenir la reconnaissances des diplômes dans toutes les catégories de professions comme l’a fait avec succès le lobby russe pour ses compatriotes.

2. Faire pression sur le gouvernement pour augmenter les aides financières pour les familles francophones en difficulté
Que le gouvernement adapte ses Oulpan aux horaires des olé hadash francophones devant notamment travailler pour survivre.

3. Que les bourses d’études soit attribuées aux francophones les plus méritant et que le Minhal Hastudentim donne véritablement les aides auxquels les étudiants ont droit quand ils font l’alya. Le lobby pourrait aider dans la démarche auxquels sont confrontées des centaines d’étudiants francophones perdus chaque année.

4. Le lobby pourrait mettre en place un système d’entraide permettant aux francophones non-bilingues de bénéficier de l’aide d’anciens ole hadash bilingues connaissant bien leurs problèmes. Ce système serait financé par le gouvernement et serait extrêmement utile pour les milliers de nouveaux arrivants francophones.

5. Faire pression pour faciliter la transformation du permis de conduire. Et des équivalences handicapés qui sont un vrai supplice. En effet les Russes n’ayant pas à passer par cette étape longue et laborieuse.

6. Faire pression pour que les communautés d’ole hadash françaises soient mieux informées au niveau des élections et des services que le gouvernement et la municipalité peuvent proposer. Notamment au niveau médical et des Kupat Holims.

7. Faire pression pour que chaque municipalité ou service important de la ville ait une partie francophone sur son site : Il y déjà en hébreu, en anglais et en russe et parfois en Amharique mais jamais en français. Ceci pourrait être facilement changer et aider de nombreux francophones ne maîtrisant pas forcément bien la langue.

8. Conseiller et aider les jeunes francophones entrepreneurs désirant lancer leur projet à recevoir les aides financières du gouvernement qui sont toujours attribuées aux entrepreneurs israéliens ou russes et jamais français.

Ces quelques mesures permettraient d’avancer sérieusement les conditions des francophones en Israël, et permettraient de structurer une force politique française importante en vue des prochaines élections.

Ceci apportera inévitablement une accélération de la reconnaissance des diplômes et booster l’alyah de nos compatriotes juifs francais en Israel.

Il est important de comprendre également que la vie politique israélienne ne marche que comme ça, et que c’est la meilleure façon de regler des problèmes qui empoisonnent la vie des Français ayant fait leur alyah.