L’actualité récente nous a fourni l’exemple d’une attitude totalement contreproductive et difficilement défendable politiquement.

Le terme a occupé l’actualité récente : les « Israéliens de souche » a propos de l’emploi en Israël.

Il n’y a pas de différence à faire entre un israélien de « souche » et quelqu’un qui vient de faire son alyah plus récemment.

Ce terme ne recouvre aucune réalité légale, historique, biologique ou sociologique.

La formule a ses adeptes, surtout chez les militants d’extrême droite israélienne. Mais il n’y a pas qu’à l’extrême droite que l’expression israélien de « souche » est utilisée.

L’armée israélienne aussi l’utilise souvent. Comme pour cette annonce sur le site de Tsahal : « Contrairement aux israéliens de « souche » qui rentrent chez leurs parents en fin de semaine, les soldats seuls n’ont a priori pas de solution de logement… »

Le peuple juif, du fait de son histoire, est issu d’un métissage ininterrompu, entre exil, migrations…Il n’est pas possible de  lui définir la notion d’israélien de « souche ».

Ce concept d’israélien de « souche » n’a aucun sens et il serait forcément suspect d’arrière-pensées nauséabondes, voire racistes.

Mais alors, comment décrire la catégorie des israéliens qui ne possèdent pas d’aïeux d’origine étrangère et qui sont, quoi qu’on en dise, encore très nombreux en Israël ?

Il s’agirait d’un concept sans fondement objectif. En effet, à partir de combien de générations d’aïeux peut-on considérer qu’une personne en est issue ?