L’actualité intemporelle et universelle attriste le genre humain par les combats inutiles qui l’accompagnent.

Tout se passe comme si les difficultés qu’impose la nature à l’être humain ne lui suffisaient pas.

A peine relevé de ces dernières, et parfois même simultanément, l’Homme devient périodiquement le pire ennemi de l’Homme !

Certains conflits sont résolus – après les ravages imposés par les guerres – par d’âpres négociations territoriales, religieuses, ethniques, etc. A quoi servent les inutiles victimes des conflits alors qu’il suffirait d’intervertir la proposition? Pourquoi attendre la fin sanglante des violences pour négocier? Pourquoi ne pas négocier avant les conflits? Cette solution constituerait une prophylaxie bienheureuse pour le genre humain.

L’antidote existe. Elle comporte deux parties.

La première consiste à considérer que ce qui rassemble les êtres est plus important par convention, en qualité comme en quantité que ce qui les sépare.

La seconde consiste à évaluer ce qui sépare les êtres non comme une source de conflits mais comme une source d’enrichissements.

Nous en sommes loin…

Pierre Saba

27. 10. 15