Alors que le Royaume-Uni s’approche d’une manière qui n’aura jamais autant manqué de grâce d’un crépuscule économique dont il ne peut s’échapper et annoncé pour le mois de mars 2019, Paris devient, de plus en plus, une destination attractive en termes d’affaires et un pôle commercial pour de nombreuses sociétés étrangères.

Et en effet, le jeune président français n’a cessé de répéter des déclarations déterminantes pour appuyer cette tendance, encourageant les entreprises à soutenir et à partager sa vision que la France deviendrait une « start-up nation », un terme qui, jusqu’à présent, n’a servi à décrire aucun autre pays que l’Etat d’Israël – une source d’inspiration innovante pour tous.

Lorsqu’ils ont l’occasion de faire des affaires avec la France, un grand nombre d’Israéliens s’en sentent – dans une certaine mesure – dissuadés. Avec des craintes qui vont d’une bureaucratie particulièrement minutieuse jusqu’à la barrière de la langue, de nombreux Israéliens sont découragés à l’idée de s’impliquer dans des initiatives françaises.

Ce qui ne devrait pas toutefois détourner l’attention des investisseurs et des hommes d’affaires qui s’efforcent d’élargir leurs réseaux commerciaux et leurs secteurs d’opération. La France est actuellement le théâtre d’un changement radical sous l’impulsion principale des plus jeunes et des jeunes adultes, ces enfants de l’Union européenne, qui souhaitent franchir les barrières plutôt que les élargir.

Alors que les vieilles élites françaises se retirent des postes déterminants dans les secteurs public et privé, des individualités plus cosmopolites et axées sur les affaires encouragent une disposition favorable au marché, qui prônent la facilité de faire des affaires et, bien sûr, parlent anglais.

Les entreprises israéliennes ont beaucoup à offrir au marché français. Après des années à la traîne, la France est dorénavant avide de connaissances relatives aux start-ups et à l’innovation. L’Institut d’études politiques de Paris (auquel on se réfère communément sous le nom de Sciences Po), l’une des institutions les plus élitistes de France, est devenu, ces dernières années, un centre pour les jeunes entrepreneurs.

En tant que l’une des institutions les plus sélectives du pays, où un grand nombre de hauts-responsables ont été formés (Emmanuel Macron y-compris), voilà qui dit beaucoup sur l’orientation et le changement d’approche bienvenu des affaires et de l’entrepreneuriat. En plus des années d’expérience et d’expertise dans le secteur de l’innovation, les partenariats franco-israéliens sont hautement attractifs dans la mesure où il y a un grand nombre de francophones dans le pays (une communauté forte de 200 000 personnes).

Même si le marché français ne cesse de s’ouvrir davantage à la possibilité de parler et de faire des affaires en anglais, avoir un Francophone en poste du côté israélien ne peut pas être un mal – ni difficile à trouver sur ce marché qui abonde d’individus polyglottes.

Article initialement publié au Times of Israel en anglais.