Le mot « Juif Noir », concept répandu actuellement, fait partie d’une nouvelle prise de conscience des Judéo-africains par rapport aux thèses exclusifs et essentialistes des autres Juifs. Il s’agit ici de la mise en avant d’une culture spécifiquement juive noire. C’est une renaissance culturelle, littéraire et artistique dont les judéo-africains sont fiers sans pour autant renier une intégration des autres cultures juives.

En Europe comme en Israël d’ailleurs, l’intégration de Juifs Noirs ne saurait se limiter aux degrés et aux moyens de ferveur des nouveaux venus dans la société hôte.

Si l’idéal du « Tous Juifs » suppose intégration de toutes les composantes de la population juive, il reste que le milieu d’accueil  forme des ensembles hétérogènes.

La notion de « Tous Juifs » devient autant plus complexe qu’il s’agit non seulement d’interactions entre primo-arrivants et néo-arrivants mais des relations inter-ethniques où chaque protagoniste est pris lui-même dans des stratégies diverses d’identification-exclusion ou simplement de survie vis-à-vis de la société juive globale.