La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël condamne avec la plus grande fermeté le crime abominable à l’égard de Muhammad Abu Khdeir, jeune palestinien enlevé,assassiné et brûlé de manière atroce par des extrémistes décervelés.

Le crime tout aussi abominable à l’égard des trois jeunes adolescents juifs enlevés et assassinés le 12 juin dernier ne peut en aucun cas justifier l’assassinat et le sacrifice d’un innocent au titre d’une colère fut-elle justifiée.

Il n’y a aucune justification possible pour le crime d’un innocent et pour un tel mépris, ignoble et scandaleux envers la vie humaine, sacrée dans le judaïsme.

Nul ne peut accepter que l’on sacrifie un innocent pour le crime d’un autre !

Ce crime est atroce et abominable à plusieurs titres : tout d’abord, il l’est à l’égard de la victime innocente, sacrifiée sur l’autel de la haine inutile et imbécile, ensuite il l’est également à l’égard de ceux qui étaient censés être vengés par un tel acte et dont la mémoire a été prise en otage et outragée par ces illuminés, et enfin, il l’est à l’égard du judaïsme dont il transgresse son impératif le plus sacré: le respect de la vie.

Le traumatisme est immense car il induit de nombreuses interrogations. Comment la haine a-t-elle pu contaminer des jeunes israéliens qui connaissent, plus que tout autre, le drame et l’horreur du terrorisme et du crime aveugle à l’égard d’innocents.

La haine est mauvaise conseillère et ne génère que de la haine ! Nous le proclamons jour après jour! Et le terrorisme est le terrorisme quelle que soit l’origine et les motivations des barbares qui s’en inspirent.

S’ils sont reconnus coupables, les six suspects seront certainement condamnés à une peine de prison maximale par la justice israélienne, mais cela ne pourra jamais réparer le mal qu’ils auront fait à la société israélienne.

Pourquoi, me direz-vous? D’autres ont agi ainsi, en France, en Europe, en Asie, au Moyen-Orient, et partout ailleurs dans le monde, sans que cela ne boulverse outre-mesure la « bien-pensance » universelle .

Cela est vrai, mais le peuple juif, lui, n’a jamais agi de manière aveugle et inconsidérée pour se défendre, même dans les heures les plus sombres du nazisme.

Certes, la folie de quelques-uns ne peut rejaillir sur un groupe ou une population, d’autant plus que le peuple israélien a condamné à l’unisson ce crime abominable, mais pour plagier une célébre citation de Golda Méier, nous pourrons peut-être pardonner, un jour, aux hordes barbares du terrorisme d’avoir embrigadé et endoctriné leur jeunesse, mais nous ne leur pardonnerons jamais d’avoir corrompu l’esprit d’un seul de nos enfants !

Cet enchaînement de folie meurtrière et destructrice qui s’est abattu dans la région ces dernières semaines devrait amener à une prise de conscience collective et à un sursaut salutaire.

Cependant, nous ne pouvons qu’être frappés et attristés par la différence de traitement et de réactions face à ces deux crimes qui viennent de se dérouler: celui des trois adolescents juifs et celui du jeune palestinien.

Différence de réaction des medias, différence de réactions des autorités internationales et surtout différence de réactions des peuples impliqués.

Tout d’abord, les médias qui ont si peu réagi aux meurtres des trois adolescents juifs, justifiant presque le crime, attitude qui contraste avec l’énorme surmédiatisation du crime, certes abominable, de cet enfant palestinien. Médias qui n’ont jamais évoqué l’assassinat par un nationaliste arabe de Shelly Dadone, meutre passé sous silence médiatique.

Et c’est toujours pareil ! Les massacres d’Itamar, l’enlèvement et l’assassinat de jeunes israéliens, voire de jeunes juifs, le lynchage de soldats israéliens perdus dans les territoires palestiniens, les attentats aveugles aux conséquences atroces ne focalisent pas outre mesure les medias occidentaux. Même l’assassinat odieux de Ilan Halimi trouve un écho compatissant d’avocats médiatiques pour abstraire les assassins de leur responsabilité!

Mais le moindre dérapage d’un soldat israélien ou d’un individu solitaire, d’ailleurs très lourdement sanctionné par les autorités israéliennes, trouve un écho immense dans la presse et les médias occidentaux !

Le « deux poids, deux mesures », se mesure à l’aune des réactions internationales des hommes politiques et organismes internationaux !

Pourquoi ceux-ci ont-ils condamné immédiatement et avec virulence « l’acte de vengeance d’extrémistes israéliens » alors qu’ils « attendent l’issue de l’enquête » avant de condamner les assassins des trois adolescents israéliens ?

Mais surtout, ce qui est frappant, c’est la différence de réaction entre les peuples !

Alors qu’au lendemain de l’annonce de l’assassinat des trois adolescents juifs, les foules palestiniennes sortaient dans les rues de Gaza ou de Ramallah pour crier leur joie, le lendemain de l’assassinat du petit Mohamed, le peuple israélien est sorti crier sa colère et son dégoût.

Jamais le peuple israélien ne s’est réjoui de la mort d’un innocent ! Jamais !

Alors que le peuple palestinien crie sa joie à chaque massacre de civils israéliens et inaugure une place ou un stade au nom des assassins.

La clef du conflit est là : la confiance ! La confiance entre les peuples ! Le respect de l’autre !

Lorsque le peuple palestinien l’aura compris, la Paix ne sera plus loin !

Quelle triste image que ces hordes de palestiniens haineux qui descendent dans la rue pour crier leur colère et leur haine ?

Qu’aurait-on dit si au lendemain du massacre des trois adolescents israéliens, des juifs israéliens s’étaient livrés à des ratonnades dans les rues de Jérusalem ? Et si, chaque fois qu’un juif était molesté ou agressé, en France ou ailleurs, la foule descendait dans la rue pour crier vengeance envers les « musulmans » sans distinction de responsabilité !!!

Les autorités palestiniennes se plaignent de la lenteur de la police israélienne qui a mis 4 jours pour trouver les auteurs de ce crime abominable; que devrait-on dire de l’absence de diligence de la police palestinienne qui empêche, 1 mois après le crime des trois adolescents juifs, de trouver les auteurs et leurs commanditaires?

Il est temps de revenir à la raison, de combattre avec détermination le terrorisme et la violence, partout sur la planète, partout où il s’installe car il est le venin du « vivre ensemble ». L’autorité palestinienne peut, si elle le désire, montrer son implication dans ce combat, ce qu’elle a toujours hésité de faire. Pour elle, le moment est venu d’agir ou de dépérir.

Seule la reprise de la confiance, et la démonstration que cette confiance est possible avec l’autorité palestinienne permettra l’établissement d’un Etat palestinien !

Il est temps que le monde se réveille et prenne conscience de cette nécessité impérieuse.

Les terroristes, ces hordes barbares, ces « aficionados de la mort » n’ont comme seul but que de propager la mort et l’intolérance, de combattre nos valeurs occidentales, de combattre la civilisation judéo-chrétienne, de remplacer le « siècle des lumières » par le « siècle des ténèbres ».

Il incombe aux peuples musulmans de combattre leurs démons comme l’Occident le fait en son sein!

En conclusion, nous devons constater que face à sa colère, le peuple palestinien crie « vengeance », alors que le peuple israélien crie justice !

C’est toute la différence !!! Et il faut que ça change !!!