En psychologie sociale, les études sur ces stéréotypes sociaux montrent qu’ils sont si ancrés dans la société qu’ils influencent tous les individus, même les moins racistes.

D’une manière ou d’une autre, personne n’échappe aux discriminations.

Il nous faut admettre deux constats : le racisme est insoutenable, par n’importe quel esprit, même médiocrement doué, et il y a en nous quelque chose qui, presque malgré nous, nous pousse sous une forme ou sous une autre, à le soutenir.

C’est contradictoire, embarrassant et assez terrible. Ce moteur inlassable, inusable est appelé :  » l’hétérophobie ou la peur d’autrui ».

Ce malaise diffus devant les autres, il est aussi difficile d’en rendre compte que de l’amour d’autrui, avec lequel, heureusement, il coexiste. C’est un fait aussi dense, aussi inesquivable.

Ils essayent d’expliquer leur envie d’exclure par le fait d’avoir en face un inconnu différent et dangereux.

Pourtant cette force, cette inclination à accuser autrui, à l’agresser, sous divers prétextes, nous la connaissons bien : nous en avons une très fréquente expérience, même si son contenu est confus, plus émotionnel que raisonnable.

En gros, chaque fois qu’ils se trouvent devant un individu ou un groupe différent ou mal connu, ils en ressentent quelque malaise. Notre inquiétude peut nous pousser à adopter des attitudes de méfiance .

Lesquelles n’excluent pas, du reste, des sentiments ambivalents, d’attente et d’espoir.