Monsieur le président de Radio France,

J’écoute ce 12 février l’émission «  Matinale » que France Culture consacre à l’Iran en duplex depuis Paris et Téhéran.

J’entends le « témoignage » d’un officiel iranien.

Il tente de justifier les appels à l’élimination d’Israël « mort à Israël » par l’élimination des politiques israéliens qui « tuent des enfants à Gaza. »

Nous savons que l’Iran est une dictature dont l’un des paramètres publics est l’élimination de l’Etat hébreu en général et la haine des Juifs en particulier.

Nous savons que les « officiels » iraniens sont les vecteurs de cette haine antisémite et des guerres au Proche-Orient.

Nous savons que les « enfants tués par les sionistes » lors des ripostes israéliennes à l’agression du Hamas contre Israël de l’été dernier ont été placés par le Hamas sur les sites de lancements de roquettes contre la population israélienne afin de les exposer.

Nous savons que des enfants israéliens et palestiniens meurent dans chacun des conflits que les pays arabes déclenchent contre l’Etat hébreu depuis le jour de sa création et auxquels l’Iran s’est agrégée depuis la chute du chah.

Nous savons que le règlement des différents par voie militaire est une interdiction prévue en la charte des Nations Unies.

Nous savons que les agressions du Hamas contre les populations israéliennes constituent par roquettes sur sites civils un crime de guerre et engagent les ripostes militaires israéliennes.

Nous savons tout cela.

Alors pourquoi n’avoir pas prévu ni organisé une réaction à de tels propos diffusés sur France Culture alors même que nous savons surtout et aussi que ces éléments de propagande anti-israéliens sont répétés comme justification à chaque massacre antisémite commis en France ?

Pourquoi une radio de service public, financée sur le denier public, n’apporte-t-elle pas la contradiction à un élément de propagande et de haine contraire aux principes sacrés de l’information et des droits humains ?

La réécoute de la bande de l’émission pourra et devra donner une rectification indispensable au respect de la loi, aux principes énoncés plus haut et aux intérêts du service public comme à ceux de la communauté nationale.

Une réponse m’obligerait.

Cordialement,

Pierre Saba

12-02-15