Monsieur le Député Maire,

Cher Nicolas,

Depuis 18 ans, fidèle à l’esprit Gaulliste avec une vivacité inhérente à votre jeunesse, je vous observe, je vous soutien dans votre démarche volontariste et active pour une République Debout, fière et respectueuse de sa Démocratie, de sa Laïcité, de son Respect de l’autre.

Liberté, Egalité, Fraternité.

Est-ce par mimétisme, est-ce par activisme volontaire, est-ce par démagogie européenne qu’au lieu de Tweeter vous aboyer sur Gaza ?

Est-ce par préoccupation des Droits de l’Homme que vous n’êtes pas intervenu sur les massacres de civils en Syrie, au Liban, en Égypte, en Turquie, en Jordanie…?

Sur les génocides récurrents en Afrique, les prises d’otages d’adolescentes au Nigeria, …?

Sur les velléités militaires Russe en Ukraine, les soutiens de L’Iran au terrorisme, l’annihilation du Tibet par la Chine, …?

La liste s’allonge malheureusement pendant que je vous écrit !

Est-ce bien le même représentant de l’Ordre qui décrète un couvre-feu, justifié et encouragé, des jeunes de 14 ans et qui importe le Jihad à Yerres?

Est-ce le même homme de discernement qui occulte l’action terroriste du Hamas envers les Gazaoui, ceux-là même qui utilisent les boucliers humains, qui se cachent dans les hôpitaux, les écoles y compris celles de l’ONU.

Avez-vous présent à l’esprit un seul exemple d’une armée qui prévient les civiles 24h à l’avance d’une action militaire et qui repousse l’ultimatum pour éviter un carnage?

Avez-vous déjà oublié les bombardements massifs de civils pendant la guerre du Golfe et plus récemment au Mali?

Non décidément ce ne sont pas les Droits de l’Homme qui vous importe mais la haine d’Israël.

Vous venez de mettre la République à genoux !

La chute est vertigineuse !

Sachez qu’il y a une fin à l’obscurité et que nous aimons plus la Vie qu’eux le contraire de la Vie.

Chabbat Chalom

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Cher Monsieur

Permettez-moi de vous faire part de ma surprise à la lecture de votre courriel du 18 juillet, qui comporte à mon encontre, une charge d’une rare violence, et ce, d’autant qu’il ne mentionne pas votre identité.

Vous me reprochez d’avoir une indignation sélective et de ne défendre les droits de l’Homme que lorsqu’il s’agit du peuple palestinien en me gardant bien de toute prise de position sur les exactions commises en d’autres points du globe…

Sans vouloir polémiquer, je crois pouvoir prétendre être un homme politique dont la parole est assez libre et dont les prises de position sont, en général, sans ambiguïté. Il est exact, pour reprendre votre expression, que je ne passe pas mon temps à « aboyer » sur tous les massacres de civils qui se perpétuent chaque jour dans le monde, mais je vous invite à consulter mon blog.

Concernant le conflit israélo-palestinien, je ne puis vous laisser dire que j’aurais tenu des propos inspirés par la haine d’Israël. Je suppose que l’émotion bien légitime que suscite chez vous le drame du Proche-Orient, est à l’origine de cet excès.

J’ai toujours milité pour la solution dite « des deux Etats » permettant à la fois au Peuple d’Israël et à celui de la Palestine, de vivre, chacun, en paix dans le respect mutuel et dans des frontières reconnues.

Je sais que le Hamas, qui n’est pas représentatif du peuple Palestinien, puisqu’il est composé d’extrémistes, menace la sécurité d’Israël par ses lancements de roquettes sur les villes.

Mais, si Israël a le droit, et même le devoir, de défendre sa population, je sais aussi que Tsahal est une armée très performante, bien organisée et bien équipée, et que, si le Gouvernement de Benjamin NETANYAHU opte pour une intervention terrestre, l’issue du conflit pourrait être tragique.

Je souhaite avant tout, faire prévaloir une solution équilibrée et n’entends être récupéré par aucun des deux camps. Je reconnais cependant, qu’il est inadmissible que ce conflit soit importé sur le territoire français et serve de prétexte à des attaques et des propos antisémites.

Cette prise de position vous semble-t-elle en contradiction avec la défense des valeurs morales et républicaines ?

Espérant avoir dissipé tout malentendu sur ce dossier, je vous prie d’agréer, Cher Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Nicolas DUPONT-AIGNAN