La Force intérimaire des Nations unies (ONU) pour le Liban (FINUL) vient de reconnaître l’existence de deux tunnels offensifs à l’encontre d’Israël, creusés au départ du Liban et à destination du territoire israélien.

La FINUL estime les faits comme «graves», rejoint les doléances israéliennes et place le cabinet libanais devant ses responsabilités militaires, de souveraineté et de respect des accords de cessez-le-feu avec le gouvernement israélien sous les auspices de l’ONU.

De son côté, Israël se plaint de la violation par l’armée et le gouvernement libanais de la résolution 1701 de l’ONU. Il demande des comptes à la FINUL dont le rôle est précisément de veiller à l’application de ladite résolution de 2006 ayant mis un terme au conflit de trente-trois jours avec le Liban.

La réponse du Liban consistant à se plaindre des «violations de l’espace aérien libanais par l’armée ennemie» ne saurait l’exonérer de ses responsabilités nationales et internationales dans le dossier des tunnels offensifs contre Israël. Elle souligne l’incapacité apparente de la FINUL à accomplir sa mission.

Le président du conseil libanais Hariri regrette une nouvelle fois les «développements» à la frontière sud et «ne souhaite pas qu’ils donnent lieu à une escalade militaire». La position libanaise repose sur l’embarras du cabinet Hariri. Cet embarras est causé par le Hezbollah. Cette milice religieuse chiite, armée et financée par la république islamique d’Iran, organise depuis de nombreuses années la violation de la souveraineté libanaise (activités militaires à la frontière avec Israël), de police (partie du territoire libanais), parlementaires et même gouvernementales (institutions libanaises).

Paralysie du cabinet, opposition de certains parlementaires, inanité de l’armée, telle est la situation que crée depuis des années le Hezbollah au Liban et les violations des accords de cessez le feu avec Israël.

La conjonction des expertises militaires de la FINUL et de celles de l’armée israélienne placent le Liban devant ses responsabilités et un choix stratégique. Soit le Liban condamne le Hezbollah pour ses agressions anti-israéliennes qu’il ne souhaite pas, soit il assume les violations par le Hezbollah des accords de cessez le feu avec Israël et des accords internationaux y relatifs.

Reste, pour ralentir encore un peu plus tout protocole de paix entre le Liban et Israël, la position du président de la République représentant les intérêts iraniens au Liban et favorable au Hezbollah et cette milice qui phagocyte l’ensemble des institutions libanaises dans un esprit de guerre intérieur et extérieur.