Voilà 36 ans (et oui, vieille peau je suis) que je danse le folklore d’Israël et je ne m’en lasse pas. Non, ce n’est pas ringard, non ce n’est pas (que) « Shouk a bassar » (le marché à la viande), non, ce n’est pas une danse pour les vieux…

C’est tout un pan de la culture israélienne méconnu de beaucoup, mais apprécié par plus encore.

Quel plaisir de voir des troupes de jeunes enfants, adolescents, adultes, handicapés en chaises roulantes se produire sur la scène du festival de Carmiel (qui s’est déroulé du 8 au 10 août dernier) !

Quel plaisir de voir les kikar (places) de chaque grande ville grouiller de danseurs de tous âges et milieux après Shabbat ! Que dire du fait que ces danses se retrouvent dans le monde entier ?

Il y a des thèses à écrire pour expliquer pourquoi et comment on danse les rikoudey am à Singapour ou au Japon…

Quel paradoxe que ce phénomène purement israélien ne se trouve pas « rak be Israel » (seulement en Israël) !

Alors oui, oui, je recommande de venir danser, de vibrer sur des airs yéménites ou de klezmer, et de partager ce plaisir avec nous, les accros, les débutants, les gracieux, les maladroits, tous heureux d’être là, ensemble.