On nommera ici « pieds-noirs » les Français d’Algérie non musulmans.

Il s’agit d’Européens français, espagnols, italiens et juifs séfarades établis en Algérie et rapatriés en France métropolitaine lors du processus de décolonisation.

Ils sont bien intégrés et membres de la société civile, médias, instances nationales et représentations nationales.

Ils sont parfois animés par un ressentiment à l’égard des immigrés et de l’Europe.

Comment expliquer le 25% de l’électorat du Front National aux élections européennes ?

Ces rapatriés d’Algérie sont une clientèle électorale du Front national.

Le vote pied-noir expliquerait donc en partie les scores importants réalisés par le FN aux européennes.

Cette communauté est acquise à l’extrême droite depuis le début des années 1980 expliquant la présence de nombreux rapatriés dans les instances dirigeantes du FN.

Les pieds-noirs sont captifs de l’emprise du FN surtout aux élections européennes où l’extrême droite vient de faire une démonstration de force.

Ainsi, l’hétérogénéité du vote rapatrié semble attester de liens étroits entre associations de rapatriés et Front national.

Cette politisation des rapatriés, diverse selon les contextes locaux, s’étend ainsi d’une politisation hétérogène et similaire à leurs compatriotes métropolitains, jusqu’à la mainmise de sections locales du Front National.