Même Frédéric Encel tombe dans le panneau (Good morning weekend, BFM business, 1er novembre) : ainsi, le fait même de vouloir prier sur cette esplanade ancestrale, pour un Juif, est considéré comme un geste « d’extrême droite » pour la plupart des médias occidentaux décervelés, ce qui est proprement insensé (d’autant que nombre d’Israéliens classés à gauche veulent aussi y prier) alors qu’un Musulman, lui, a tout le loisir de s’y pavaner et pourtant il s’agit d’y reproduire un geste colonial y affirmant le joug islamique.

Cette qualification « d’extrême droite » n’est évidemment pas nouvelle en Europe, preuve à la fois d’une veulerie sans pareille vis-à-vis d’un islam considéré à tort comme « la religion des dominés » alors qu’il est le principal obstacle au développement, et preuve également d’un mépris en réalité d’une élite surfaite ayant fabriqué par anti judéo-christianisme primaire une espèce d’islam sagesse qui pourrait devenir pour elle une spiritualité de substitution s’il n’y avait pas l’interdiction de l’homosexualité (mais la polygamie y est permise).

Comment comprendre sinon la petitesse d’esprit de la ministre des affaires étrangères suédoises reconnaissant un « État » palestinien sans prendre en compte d’aucune façon le fait que ce sont les Palestiniens et les États arabo-islamiques les soutenant qui ont fait capoté les accords d’Oslo comme l’a confirmé Bill Clinton dans ses Mémoires (My Life) ?

De plus, et alors que certains quartiers de Suède sont à feu et à sang, que les viols sont légions, qu’au Royaume-Uni la haine islamiste-djihadiste se déploie, qu’en France des familles entières désirent rejoindre le dit « Etat islamique », les mêmes anti-israéliens notoires mettront en avant les éternels facteurs socio-économiques croyant ainsi y voir des « manques » alors qu’il s’agit d’une volonté d’expansion tout à fait « humaine » par ailleurs au sens de se déployer comme on l’entend puisque aucune limite vient l’empêcher, bien au contraire, dans un monde relativiste postmoderne multiculturel.

Ainsi, lorsqu’un sextoy géant peut envahir l’espace public, on ne voit guère au nom de quoi l’on interdirait des « mosquées toys » pénétrer avec vigueur une chair occidentale ouverte et même l’implorant. Tout en se servant des Juifs comme bouc émissaires. Encore une fois. Même le gouvernement israélien se plie à cette injonction.

Au lieu d’aller de l’avant et crever l’abcès en permettant au moins la prière permanente des Juifs, de casser cette interdiction absurde, les Musulmans devant alors montrer si leur religion est réellement une religion de « paix » au sens universel du terme.

Mais les Palestinistes ne veulent pas comprendre alors je suis de plus en plus pour le déplacement, pacifique, de la mosquée du mont du Temple vers le côté « palestiniste » comme L’Unesco avait déplacé les grandes statues pharaoniques des temples d’Abou Simbel lorsque Nasser fit édifier le nouveau barrage d’Assouan…

Pourquoi faire ? Ajouter de l’huile sur le feu ? Non, l’ét(r)eindre justement…

Rendons-nous à l’évidence : la présence, colonialiste, de cette mosquée sur les ruines du second temple de Salomon détruit par les Romains, ne fait qu’envenimer les revendications musulmanes sur un territoire politiquement juif vieux d’au moins mille ans avant JC et qui donc n’est pas le leur puisque Mahomet n’arriva que bien plus tard (6ème siècle après JC) et l’on peut se demander comme il aurait pu aller dans une contrée dominée à l’époque par les Byzantins.

Mais peu importe, la présence de cette mosquée, aujourd’hui, est un venin qui empoisonne tout le monde : ainsi, quand j’y étais fin juin, nous n’avons pas pu aller le visiter parce que seuls les Musulmans y ont droit, alors que ceux-ci peuvent fort bien aller sur les lieux chrétiens et mêmes juifs s’ils ne sont pas extérieurement marqués, la police n’est pas bien regardante au faciès plutôt en matière de sécurité grâce aux portiques à l’entrée du mur Occidental.

Mais pour monter sur l’esplanade, ll faut attendre quelques exceptions  (comme se glisser, illégalement, par un escalier escarpé à partir du Mur, et encore, ou attendre une fête juive d’importance) mais là le courroux orchestré par des préposés à la haine se déclenche côté palestinien.

Par ailleurs pour avoir une vue sur tout Jérusalem on se trouve obligé d’aller au-dessus du mont des Oliviers alors que sur l’esplanade on aurait déjà une excellente perspective.

Plus essentiellement, cette présence de la mosquée (comme celle surplombant le temple de Louxor en Égypte) exprime une domination qui m’agace au plus haut point, surtout provenant d’adeptes qui n’ont de cesse de réclamer la liberté de prier partout et le refusent là en haut du Mur et partout ailleurs lorsqu’ils sont dominants…

Aussi il faudrait que cela cesse puisque de toute façon les palestinistes ne veulent même pas que l’on puisse y prier si l’on n’est pas musulman.

Cette mosquée pourrait être déplacée vers Ramallah, elle permettrait d’ailleurs à nombre de musulmans qui ne veulent pas entrer dans Jérusalem d’y aller, ce serait une réelle opportunité économique, et en plus cela permettrait de voir la question de Jérusalem Est sous un mode plus apaisé s’inscrivant dans un plan plus global pour une paix durable.

En tout cas il faut désamorcer cette bombe à retardement puisque les Palestiniens ne peuvent pas le faire d’eux-mêmes, visiblement, cherchant continuellement à envenimer la situation.

Ce déplacement pourrait fort bien s’effectuer sous l’égide de l’UNESCO comme il avait été fait pour les statues du Nil.