Plusieurs acteurs du judaïsme africain se sont investis pour que les juifs africains célèbrent Pessah dans de conditions dignes dont Shavei Israel et la FJN : Gadi Bentley, Noga Kohl, Michal Elroi, Oriel Limor, Nick Selamulele, Daniel Limor, Christine Yaltonsky, Yohanan Moche et Roger Cukierman avec l’apport des acteurs locaux à savoir les juifs africains eux-mêmes.

La sortie d’Egypte ne se résout pas seulement avec le départ du peuple juif. Son sens réside, de manière décisive, dans ce que le Peuple va faire de cette sortie. On dit de la sortie d’Egypte qu’elle est « Zman Heroutenou », « Le temps de notre Liberté ».

A condition de comprendre cependant que cette liberté est en devenir, qu’elle ne nous est pas donnée une fois pour toute mais qu’elle reste un potentiel à réaliser. C’est ainsi que nous pouvons entendre la formule traditionnelle selon laquelle « chaque Juif doit se considérer comme étant personnellement sorti d’Egypte ». Etre libre sans donner un contenu à sa liberté, c’est rester esclave.

Il s’agit manifestement de l’œuvre à laquelle Shavei Israel consacre au judaïsme africain, à savoir restaurer sa dignité par la prise de conscience de son histoire et de son identité dans un processus de promotion humaine pensée et réalisée à l’échelle du judaïsme mondial.

Le travail de Shavei Israel se veut simple contribution, simple point de départ pour ouvrir l’avenir.

Loin de rester statique, son autopsie du passé juif africain s’articule sur le projet collectif de l’avenir du judaïsme africain pour en orienter l’évolution et en maîtriser le cours.

Souci qui amène Shavei Israel à définir la signification de son projet en des termes aussi clairs : « C’est une bouteille à la mer, avec l’espoir que son message sera recueilli surtout par les jeunes juifs africains et contribuera à dessiner en traits authentiques le visage si peu connu, si méconnu, du judaïsme africain, fournissant ainsi les bases d’une plus saine approche et d’une plus farouche détermination pour bâtir celle de demain « .