En 2016 qui est maintenant très proche, je souhaiterais apprendre plus sur la culture française autant que je voudrais présenter sa sœur hébraïque.

Une chanson de Léa Goldberg que j’aime tellement, m’a toujours fait sentir mieux comme Revital, une femme israélienne, une étrangère loin de sa maison en cherchant le familier parmi les étrangers. Mais enfin la vie quotidienne comme le souffle d’un bébé trouveront leur cours, et les ponts seront construits entre hier et demain. Les jours blancs de Noël pour la femme juive sont la joie d’avoir le soleil en forme, la chaleur de ses rayons derrière les boules de verre.

Entre le Noël catholique de ma belle-mère et les jours blancs de Léa Goldberg je me retrouve toujours à la recherche de chaleur, d’une rencontre humaine qui me seront utiles dans ce grand défi de vivre loin de ma patrie. Ces dernières années, j’ai respecté la tradition de la famille de mon bien-aimé, qui est un Juif converti. Il respecte sa famille et les émotions de sa mère pendant cette période de l’année. Nous comprenons tous les deux que nous devons surmonter nos préférences personnelles afin de se prémunir de la tradition de la mère. L’affaire familiale qui est la plus compliquée. La tradition!

Oui en effet, je pense maintenant de la soirée de Pessah’. Le grand rassemblement du séder. Une soirée qui est toujours trop longue, trop gourmande, trop axée sur la famille et toujours autour de la question, pourquoi n’avez-vous pas encore trouvé un mari. Je me souviens aussi de comment je fus tentée de décoller et partir; mais ce sont les yeux de mon père plein d’admiration pour la tradition, reflétant les yeux admiratifs de sa mère. Fière de son premier-né, qui prend le relais de son père à la tête du séder.

Le jour suivant, explosée de trop de bonne nourriture, j’exprimais haut et fort, que l’année prochaine je visiterai des amis en Europe et encore l’année suivante, le rituel a commencé à nouveau. Choisir le cadeau parfait, la robe parfaite, l’excuse parfaite pourquoi je ne suis pas mariée. J’ai toujours espéré ce petit miracle pour que ma famille décide de célébrer différemment, ailleurs. Mais quand j’ai vu les yeux de mon père, les yeux de ma grand-mère et l’histoire inédite de ce que signifie la tradition; j’ai siégé jusqu’à la fin et même organisé les chansons après le repas.

En tant qu’éducatrice, j’ai appris sur les autres aspects de la tradition. Ce qui est la tradition à travers les histoires des autres. Ce qui est la tradition dans son sens biblique et ce qui est la tradition dans d’autres cultures; dans d’autres religions.

Je me souviens ma mère qui répète simplement le mot Masoret! Masoret!  Masoret! Oui, comme ça, pas de longues explications, mais les yeux qui suivent demi-contrariés cette jeune femme en ne poyvant imaginer une seule seconde qu’elle fera les Hagim (les fêtes) avec quelques étrangers; ou  » rachamana litslan » en shopping en Italie.

Je suis ici avec mon chéri et sa mère, dans la terre étrangère de l’Allemagne, près du Rhin et loin de Babylone. Son frère et ses sœurs sont en vacances, ils célébrèrent avec leurs enfants et leurs autres belles familles. Nous deux Juifs utilisons nos compétences traditionnelles pour partager ce moment très intime de famille, ensemble, avec une maman catholique. Nous décorons l’arbre, nous allumons une bougie et même nous allons à l’église pour écouter ceux qui chantent tous agenouillés. Nous sommes assis au deuxième étage avec tous les adolescents qui jouent avec leurs portables. L’odeur de l’encens répandu par le prêtre me fait penser à l’odeur des herbes dans la synagogue yéménite de ma grand-mère maternelle; ou j’allais enfants environ 2 fois par an.

La tradition, comme toujours, a des saveurs et des odeurs et des souvenirs et surtout des sentiments, ceux que l’on peut partager de façon indépendante à sa propre affiliation.

Pourtant, il est un défi lorsque l’intimité est entre une femme vieillissante qui n’a jamais vraiment compris la conversion de son fils. Dans ce cas, le shopping des soldes de la nouvelle année aide! Ou le soleil! En florissant entre les fenêtres, en réchauffant mon cœur alors que le printemps nous rend en visite en décembre. Mes jours blancs ne sont pas des souvenirs plein de neige, mais un petit souvenir chaleureux de ma famille à l’est.

Jours blancs/Lea Goldberg (Traduit de l’hébreu par Sabine Huyn)

Les jours blancs s’étirent
tel un rayon chaud de soleil d’été.
Une quiétude de grande solitude
plane sur l’ampleur du fleuve.
Les fenêtres sont grandes ouvertes
sur l’azur tranquille.
Des ponts tous droits se dressent
entre hier et demain.

Mon cœur habitué à lui-même
compte doucement ses battements.
Bercé par le rythme paisible qui l’entraîne
comme un bébé se chantant sa berceuse
avant de fermer les yeux
une fois sa mère endormie

Tes silences jours blancs et vides
se supportent facilement
vois mes yeux ont appris

(Leah Goldberg, Mukdam ve meuhar : mivhar shirim 1931-1970 [« Tôt et tard : poèmes choisis »], Sifriat Poalim, 2003)