I love Chava Alberstein.

La chanteuse avec la voix qui complimente des paroles. Toujours en ajoutant sa touche à un poème déjà compliqué et une profondeur supplémentaire à la chanson la plus simple. Sa voix alto a trouvé mon cœur.

Je ne prête pas attention aux opinions politiques. Enfant, je me souviens écouter ses chansons classiques accompagnées à la guitare. Avec ses cheveux courts blonds, les yeux bleus et l’alto profonde, elle me semblait une de fée pour adultes, se penchant de l’écran noir et blanc. Et je voulais toujours être une adulte. Elle a continué à apparaître dans mon monde tout en chantant les plus beaux textes de Léa Goldberg, de Mati Caspi, de Georges Moustaki et Hanoch Levin. Textes pour ceux comme moi qui ont cherché un message dans la musique populaire. Eh bien, j’étais une ado très sérieuse.

Elle est responsable de tant d’airs qui me suivaient à travers mes années d’adolescence, à mon service militaire, à travers mon premier amour, mon premier coeur brisé, à travers l’emballage de mes valises, de mon voyage à Londres, et de mon dernier voyage en arrivant à Paris. Donc, beaucoup de chansons de tant d’albums, toujours avec un message lié à l’endroit, le fuseau horaire, l’état émotionnel de l’esprit, le passage de la vie que je traversais.

Ses messages, au fil des années ont mûri, ainsi que sa voix, mais ils ont toujours mis à jour et remis en question nos peurs les plus profondes.

Elle est devenue l’un de ces premiers artistes israéliens qui a été critiqué pour être trop gauchiste ou simplement comme je l’appelle – trop honnête. Ne pas avoir peur de partager ses pensées et ses émotions, elle est restée à mes yeux toujours la véritable troubadour israélienne. Une femme, une histoire, une voix, des cordes et une prière.

L’argument dans la tradition juive, concernant les femmes qui chantent à une très longue queue. Il y a beaucoup de lois contre les hommes qui entendent les femmes qui chantent en public, les lois contre les femmes qui chantent dans la synagogue, les lois contre les femmes conduisant des prières dans les lieux saints publics.

Il y a beaucoup d’opinions pour et contre. Je ne suis pas intéressée à présenter l’argument talmudique de nombreuses discussions de «Kol Beisha Erva », la voix d’une femme est une nudité, ni l’histoire de coutumes juives.

Mais le sens de ce message de Chava est toujours très fort et très claire. Elle prononce l’hébreu si purement en respectant les mots qu’elle choisit de présenter au monde. Elle apporte toujours un message qui exige à penser, à sentir. Une honnête vérité qui revient sur les lèvres et le cœur en même temps. Les politiciens présentent souvent cette qualité, comme une arme contre la société. Mais pour moi, il est la boussole morale. Sa guitare raconte l’histoire d’une croissance de la société pendant des générations, du développement moderne et de l’égalité des femmes

Cette semaine, un autre chapitre de l’histoire a été ouvert en Israël. Les femmes peuvent prier publiquement près du Kotel dans une section mixte pour des femmes et des hommes. Elles peuvent ouvrir leurs lèvres; Dieu nous entendra. C’est l’occasion de célébrer dans ce blog avec Chava, qui n’est pas un rabbin, et je présume pas très religieuse, mais sa prière résonne dans mes oreilles et je me réjouis avec les filles d’Israël (et les femmes du Kotel).

Il est difficile pour moi de choisir une chanson qui peut résumer toutes ces informations et les émotions que j’apporte à ce jour heureux. « At Herouti » ma liberté, de Georges Moustaki, une chanson d’amour que la société israélienne avait traduit et adopté parfaitement au début des années 70 est devenue un hymne national de notre besoin et notre désir d’être libre. Libre à partir de lois qui ne respectent pas notre droit naturel de chanter. Mazal Tov aux femmes en Israël et Toda Raba Chava !

Chava Alberstein – AT HEROUTI / MA LIBERTE