Il convient de reconnaître une réalité : le conflit généralisé entre les Arabes d’une part, Israël et les Juifs de l’autre, voire l’Occident tout entier, est essentiellement religieux et confessionnel. Tout comme les bagarres meurtrières à l’intérieur du monde musulman, s’entretuant pour une simple interprétation du Coran.

Il me semble qu’il serait utile de tirer au clair certaines contre-vérités alimentées régulièrement par la propagande musulmane.

Par exemple : en clamant les « droits historiques » sur la Palestine on ignore que ce terme est résidu du temps de l’occupation Ottomane et du mandat britannique. Or les Arabes y séjournant constituaient une minorité par rapport aux habitants juifs. Aussi, le « peuple palestinien » à proprement parler n’existait pas.

Il faut aussi noter que plusieurs dirigeants se voulant Palestiniens étaient nés ailleurs. En voici quelques exemples :

Yasser Arafat – né en Egypte ; Saeb Erekat – né en Jordanie, détient la nationalité jordanienne ; Sari Nusseibeh – né en Syrie ; Mahmoud Al-zahar – né en Egypte ; Faisal Qader Al-Husseini – né en Irak.

En revanche la jeune génération des dirigeants israéliens est née en Israël, donc l’ancien mandat de Palestine : Binyamin Nethanyahu, Ehud Barak, Ariel Sharon, Ehud Olmert, Itzhak Rabin. Itzhak Navon (ancien président), Ezer Weitzmann.

Qui sont alors les vrais Palestiniens d’origine ?

Concernant les événements récents à Jérusalem :

« Paris brûle-t-il ? » avait demandé Hitler au général Von Choltitz, commandant allemand lors de la libération de Paris en août 1944. Une question semblable – Jérusalem brûle-t-elle ? – vient à l’esprit dans certains milieux politiques ainsi que dans l’opinion publique en Israël, à la suite d’incidents et d’affrontements ayant marqué ces derniers jours.

Non, Jérusalem ne brûle pas. Du moins, pas encore. Mais les incidents ont éveillé l’inquiétude de voir un conflit généralisé entre les habitants Juifs et Arabes de la capitale, voire une troisième Intifada en Cisjordanie.

Notons que vendredi dernier, sur le mont du Temple (qualifié par les Musulmans « Esplanade des mosquées »), des jeunes Palestiniens ont jeté des explosifs près de l’entrée à Jérusalem-Est tandis que la police tentait de forcer leur chemin dans le lieu de culte afin de disperser les émeutiers.

La police israélienne était en état d’alerte vendredi matin, 3 000 policiers ayant été déployés à travers la ville avant les prières de midi du vendredi.

La veille, l’annonce de la fermeture du lieu de culte par Israël, qui craint un durcissement des émeutes de la rue palestinienne, a provoqué de vives réactions, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qualifiant la décision de « declaration de guerre ». Cependant, la prière pour les plus de 50 ans a été autorisée, ce qui a peut être contribué à limiter les incidents. Donc, pas d’incendie, mais tout de même des flammes.

En somme, le venin s’empare de cette ville, et la cohabitation ne parvient guère à s’imposer. Certes, des événements récents ont aggravé la situation : l’enlèvement et l’assassinat des trois adolescents juifs suivi par la vengeance ignoble des jeunes juifs ayant assassiné un adolescent musulman.

Puis la guerre de Gaza. Plus récemment encore, « l’accident » routier prémédité par un jeune Palestinien ayant tué volontairement un bébé de trois mois en pleine ville et une jeune Équatorienne de 22 ans qui se convertissait au judaïsme..

Enfin, la tentative d’assassinat de Yehuda Glick, fervent partisan du caractère juif du mont du Temple, grièvement blessé par un jeune terroriste au passé chargé, mais pourtant embauché par l’institution où l’attentat a eu lieu.

Ceci dit, c’est une vieille décision prise par Moshé Dayan au lendemain de la libération de Jérusalem en 1967 qui sert de toile de fond. Il avait interdit la prière juive ou musulmane sur ces lieux saints afin d’éviter des tensions religieuses.

Or, c’est le contraire qui s’est produit, les deux communautés refusant de se plier devant l’interdiction. Donc, le statu quo, existant toujours théoriquement, n’avait pas été respecté de part et d’autre, d’où les affrontements fréquents.