Benjamin Barthe est le chef du desk Moyen-Orient pour le quotidien Le Monde. Il s’agit d’un service chargé de la collecte, de l’édition et du contrôle des dépêches provenant, notamment, du conflit israélo-arabe. Ce qui n’en fait pas, pour autant, un journaliste flirtant avec l’honnêteté intellectuelle.

Lire ses articles revient à parcourir les feuilles d’un petit propagandiste lequel récite les poncifs habituels anti-israéliens prenant son lectorat pour un imbécile.

Dans un article intitulé « Israël-Palestine : les quatre erreurs de John Kerry », il n’hésite pas à affirmer dans un chapitre sous-titré « Le droit international éclipsé » (tout un programme) que les ‘’frontières de 1967’’ sont « consacrées par la résolution 242 des Nations unies ».

Quand bien même la traduction française de cette résolution, celle réclamant le retrait israélien de « tous les territoires », serait celle qui doit servir à régler le conflit, nul ne peut faire fi de l’exigence qui s’y trouve quant à donner des « frontières sûres » à l’Etat d’Israël.

Ce que n’assurait pas jusqu’alors la ligne d’armistice de 1949 que beaucoup nomment « frontières de 1967 ». Des frontières qui garantiraient aux israéliens les moyens de repousser toutes les nombreuses tentatives de leur nuire.

Se retirer de tous les territoires conquis en 1967 empêcherait donc la réalisation du besoin sécuritaire vital israélien indiqué dans cette résolution. Il y a donc bien contradiction dans cette traduction qui est loin de l’esprit de ceux qui l’ont écrite. Les « frontières de 1967 » ne sont donc pas « consacrées » et le retrait israélien ne doit se faire que « de territoires ».

Erreur de la part de Benjamin Barthe ? Seuls les naïfs l’affirmeront ! Mais alors, quel est l’objectif recherché par icelui ?

Toujours dans ce même chapitre, le chef du desk écrit que « M. Kerry s’est laissé enfermer par M. Netanyahou dans une discussion stérile, sur deux points inacceptables pour les Palestiniens : la reconnaissance d’Israël comme un Etat juif et le maintien de troupes israéliennes dans la vallée du Jourdain. »

Sans revenir sur le besoin des Israéliens d’assurer par eux-mêmes leur sécurité en exigeant le maintien, le temps nécessaire, de leur armée à la frontière jordano-« palestinienne », le refus de l’Autorité palestinienne de la reconnaissance d’Israël comme un « Etat juif » est incompréhensible. Sauf évidemment pour l’auteur.

Que veut donc dire « état juif » ? Le peuple israélien aurait-il besoin d’une quelconque autorisation pour s’adonner au Judaïsme dans son propre pays ? Nullement !

Est-ce à dire, alors, « qu’état juif » indique l’acceptation, par la partie musulmane, que l’Etat d’Israël soit l’état destiné au peuple juif ? Dit plus sobrement, que la solution de deux états pour Deux peuples serve de dénouement au conflit ? Evidemment !

Apparemment, Benjamin Barthe, qui se fait le porte-parole de l’intransigeance « palestinienne », est également contre. Il s’agit là d’une erreur au bon sens de sa part ! Quel est donc l’objectif qu’il recherche ? Il ne faut pas être très malin pour le deviner !

Toujours dans ce même paragraphe défiant l’intelligence il rappelle à son lectorat « la fameuse vidéo amateur, datant de 2001 et disponible sur Internet, où M. Netanyahou, filmé à son insu dans une famille de colons, se vante d’avoir fait dérailler le processus d’Oslo ».

Vidéo réalisée en pleine intifada et alors que celui-ci n’avait aucune fonction ministérielle.

Pour quelles raisons ce journaliste s’est-il senti le besoin de remémorer cette cassette plutôt que les discours, fait publiquement et disponibles sur internet, de Benjamin Netanyahou devenu premier ministre en 2009 et acceptant la solution de deux états pour deux peuples ?

Parce que Benjamin Barthe n’y croit pas ? Bien sûr !

Mais alors pourquoi croira t-il plus à la version de 2001 ? Par pur palestianisme ! La solution d’un état pour le peuple juif n’étant pas agréée par ses mandants rêvant à l’éradication de l’Etat d’Israël état du peuple juif,  il ne peut accorder du crédit qu’à la version du juif coupable et fauteur de guerre.

Les autres chapitres de son texte sont à l’avenant ! Un ramassis de clichés devant nourrir l’hostilité envers les Juifs.

Benjamin Barthe et le quotidien qui l’emploie, mais pas seulement, ne sont pas des ignorants de la valeur des mots. A chacun de nommer leurs « informations » comme il se doit.