La désertification menace aujourd’hui un milliard de personnes environ. Par suite de la progression de la désertification, un tiers de la population mondiale pourrait être affecté à l’avenir.

D’ici 2025, les deux tiers des terres cultivables pourraient disparaître en Afrique, un tiers en Asie et un cinquième en Amérique du Sud. Aux Etats-Unis et en Espagne, un tiers de chacun de ces pays est en voie de désertification.

Déjà des populations qui pensaient être sorties de la misère se retrouvent aujourd’hui dans la famine suite au réchauffement climatique.

La désertification est une catastrophe de niveau mondial ( au même titre que les tsunamis, les tornades, les tremblements de terre, …) : elle transforme progressivement des zones verdoyantes, humides et riches en faune et en flore en zones arides ou la sècheresse et les processus d’érosion intense et d’inondation ne permettent pas aux hommes de vivre dans un environnement propice à leur développement. Des populations entières glissent vers la pauvreté et la misère.

Israël est le seul pays du monde dans lequel ont été atteints trois objectifs qui paraissaient hors de portée : la « désertification » a été stoppée, le désert a reculé de façon sensible (près de 50 km sur toute la largeur ont déjà été conquis à la frontière Nord du Néguev) et le processus de récupération des terres sur le désert continue progressivement : 4 bandes d’une vingtaine de Km de large sont en cours de conquête aux quatre frontières du Néguev.

A l’échelle internationale Israël est aujourd’hui la seule puissance la plus à même d’aider efficacement à amener des solutions durables pour stopper la désertification et reconquérir le « désert ».

Leçon 1 : La progression du désert n’est pas une fatalité, elle peut être stoppée ; elle doit l’être conformément au commandement biblique « et tu feras refleurir le désert ! »

Les zones désertiques sont caractérisées par un équilibre écologique dont la dynamique reproduit les conditions de l’équilibre biotique caractéristique du désert, équilibre désastreux pour les êtres humains, tout en l’étendant à de nouvelles zones en périphérie des déserts. C’est un « cancer de l’environnement ».

Au niveau des organisations internationales, l’approche courante est qu’il s’agit d’une dynamique d’ordre  » irréversible  » résultant pour partie du comportement des populations victimes acculées à la famine par ce processus.

Ces organismes ont des objectifs limités : ils considèrent que si leur action permet de ne freiner que partiellement le processus de désertification, ce sera déjà un succès.

L’approche israélienne est différente : elle s’appuie sur l’affrontement méthodique et efficace à ce « cancer de l’environnement », sans jamais culpabiliser les victimes.

Pour cela les trois différents facteurs à l’origine de ce processus ont été identifiés et pour chacun d’entre eux ont été mis en place des dispositifs de grande envergure particulièrement efficaces pour neutraliser leurs effets.

Ces facteurs sont : les tempêtes de sable entrainant la couverture des surfaces agricoles et leur végétation par des particules de l’érosion des roches a fleur du sol des déserts, la réduction des précipitations naturelles produite par le dérèglement climatique et la destruction de l’humus et la salinisation des sols et des ressources naturelles provoqués par le ruissellement torrentiel en période de pluies, ruissellement entrainant des inondations, la destruction de l’ancrage des plantes au sol et la déforestation.

 Leçon 2 : Un effort intensif et continu et de grande envergure de « forestation est la meilleure solution pour prévenir, stopper puis faire reculer la désertification conformément au commandement biblique « car l’être humain, c’est l’arbre des champs ».

L’effort de  » forestation  » entrepris en Israël a débuté à la fin du XIX ème siècle (à partir de 1880), et a été réalisé sans interruption, année après année. Il a permis la plantation et l’entretien durant près de 140 ans, de 100 millions d’arbres et le rythme annuel va en s’accroissant (6 millions /an aujourd’hui).

Pour avoir une idée de l’ampleur exceptionnelle de cet effort, il faut le comparer avec l’effort investi par les organisations mondiales dans les pays les plus touchés par la désertification, effort limité, tant dans le temps (consenti seulement durant 2 ou 3 années consécutives), tant dans son envergure (quelques millions d’arbres en tout) et tant dans ses objectifs (freiner partiellement le processus et permettre à la population locale touchée par la famine et la sécheresse de survivre).

Au contraire du modèle appliqué par les organisations internationales, l’effort intensif de « forestation « , doit au contraire permettre d’être suffisamment conséquent, afin de contrer et de neutraliser l’effet des tempêtes de sable grâce à la multiplication de haies protectrices et grâce à l’ancrage de la végétation au sol, afin de réduire la sècheresse de l’environnement grâce à l’évapotranspiration, et afin de multiplier l’humus sur la superficie du sol, pour renforcer l’ancrage à la terre de la végétation et enfin pour réduire et puis annuler progressivement le ruissellement catastrophique en temps de pluie.

Leçon 3 : En parallèle à l’effort de plantation d’arbres il faut fixer une population agro-urbaine dans la zone désertique dans le cadre d‘un réseau d’agglomérations de toute taille ; ce réseau doit être articulé autour de conseils régionaux eux-mêmes articulés autour d’une capitale régionale disposant d’une université spécifique à même de fournir à la population de toute la zone tous les services d’une ville de cette catégorie.

Contrairement au modèle utilisé par les organismes internationaux dans lequel l’effort concentré à la limite des déserts est centré sur des populations socialement faibles touchées par la famine suite à la désertification, l’effort doit comporter l’installation dans une multitude d’agglomérations de toute taille constituant des pôles de reconquête du désert bénéficiant d’infrastructures en eau de qualité, en énergie et en transport public, permettant de développer une vie agricole enrichie progressivement par tous les aspects d’une vie urbaine riche et diversifiée.

En Israël pour donner l’exemple le fondateur du pays premier chef de l’Etat s’est installé dans une de ces petites agglomérations.

Leçon 4 : Pour stopper le processus de désertification, et reconquérir de nouvelles terres sur le désert, il faut en parallèle à l’effort de fixation d’une population stable dans toute la zone désertique, concentrer les efforts de reconquête dans des  » pôles régionaux situés à la périphérie du désert et équiper ces pôles de toutes les infrastructures indispensables pour qu’une population socialement forte choisisse de s’y établir et y demeure.

Contrairement au modèle utilisé par les organismes internationaux dans lequel l’effort concentré à la limite des déserts est centré sur des populations socialement faibles touchées par la famine suite à la désertification, l’effort doit comporter l’installation dans ces pôles de reconquête du désert d’infrastructures en eau de qualité, en énergie et en Recherche- Développement, permettant à des populations socialement fortes de développer une vie agricole enrichie progressivement par tous les aspects d’une vie urbaine riche et diversifiée.

Les infrastructures en eaux comportent aussi les eaux salines souterraines et les infrastructures en énergie sont basées sur l’énergie solaire.

Leçon 5 : L’effort massif consenti dans les pôles de « reconquête du désert » n’est pas administré par les Autorités mais géré en liaison étroite avec les populations ayant choisi de résider dans ces zones.

Dans la plupart des pays les efforts consentis par les Autorités qui impliquent la mise en œuvre de budgets conséquents sont mis en œuvre par des Administrations Publiques qui se contentent de les « administrer » suivant le principe que seules, elles ont le « monopole de la sagesse et savent mieux que les populations locales ce qui est bon pour elles » !

En Israël, l’approche fondamentalement démocratique du fonctionnement du pays a tous les niveaux, donne à l’initiative des populations locales et à leur pouvoir de décision un rôle prioritaire, ce qui permet de mobiliser les énergies locales, de gérer de façon optimale les budgets et d’éviter les erreurs grossières des fonctionnaires.

 Leçon 6 : il faut réaliser des infrastructures de transport en commun commodes et rapides pour désenclaver les pôles de reconquête du désert et permettre de développer les échanges courants  avec le réseau des agglomérations créés et avec toutes les autres parties du pays

Dans la plupart des pays les zones en cours de désertification sont des zones isolées peuplées d’une population marginale sans échanges intensifs avec le reste du pays. Cette situation « marginale » ne permet pas la fixation dans ces zones de populations fortes et le développement dans ces zones d’une activité économique rentable.

Suivant l’expérience israélienne, la meilleure méthode pour éviter ce problème est de multiplier les liaisons par chemin de fer entre les zones en cours de reconquête sur le désert et le reste des agglomérations urbaines locales, régionales ou nationales.

Ceci permet de convaincre des populations socialement fortes à se fixer dans les pôles de reconquête sur le désert et d’être motivé pour participer activement à cette reconquête.

Leçon 7 : il faut réaliser dans les pôles de reconquête sur le désert des infrastructures de loisir tels que parcs verdoyants, jardins fleuris, piscines…, pour convaincre des populations socialement fortes à se fixer dans les pôles de reconquête sur le désert et d’être motivé pour participer activement à cette reconquête.

Le facteur déterminant qui permet de reconquérir le désert résulte des efforts considérables de populations socialement fortes à vivre et se bâtir à proximité d’un environnement désertique hostile dans des pôles de fixation à la périphérie des zones désertiques.

Ces efforts sont stimulés par la présence de parcs verdoyants, de parterres fleuris, de piscines d’installations de culture (théâtre, bibliothèque,..) et d’installations sportives.

C’est ce qui se pratique méthodiquement en Israël dans les quatre pôles actuels de reconquête sur le désert au Sud de Beer-Sheva’, le long de la ‘Arava, à l’Ouest du Néguev et au Sud sur le plateau de Ramat Néguev.

Leçon 8 : il faut créer au niveau des conseils régionaux des communes de chaque  » pôle de reconquête  » des centres de Recherche-Développement appliquée en mesure de réaliser des travaux pour les populations de ces communes en liaison étroite avec eux, avec l’appui de l’Université Centrale à créer pour desservir toute la Région du Desert.

Les conditions d’environnement des pôles de reconquête, sont spécifiques et extrêmement différentes de celles du reste du pays.

Le développement d’une activité agricole adaptée à ces conditions nécessite des travaux de RD spécifiques.

Ces travaux comportent la recherche d’espèces végétales a forte demande internationale, adaptées à cet environnement spécifique et la mise au point des conditions optimales pour leur développement dans ces régions.

Ces travaux doivent être effectués en liaison étroite avec une Université spécifique développant une expertise spécifique dans le domaine de la vie dans des conditions influencées par le désert à proximité immédiate.

Leçon 9 : il faut créer une infrastructure permettant le développement de Start Up et du High Tech dans les villes à proximité du désert.

Les encouragements spécifiques à développer des Start Up et des activités de High Tech permettent la fixation d’autres couches socialement fortes du pays et enrichissent la vie créée au départ sur une base agricole afin de parvenir progressivement à la création d’une vie urbaine diversifiée.

Leçon 10 : pour accroitre la population socialement forte des zones récupérées sur le désert, les Autorités doivent  transférer des services administratifs nationaux dans ces zones.

A titre d’exemple, en Israël, une ville nouvelle de 10,000 habitants a été construite pour recevoir tous les services administratifs de l’Armée dans la région adjacente à la capitale régionale du Desert du Néguev.

Leçon 11 : il faut transformer la capitale régionale de la zone désertique en un Centre National à dimension internationale en y concentrant une activité spécifique de haut niveau du pays.

A titre d’exemple, en Israël, la plus grande partie des entreprises nationales et internationales de la lutte contre toute agression cybernétique a été transférée dans une zone industrielle de High Tech dans la région de Beer Sheva.

Leçon 12 : il ne faut pas  » libérer de l’hypothèque désertique  » des zones de plus en plus larges sans faire l’effort de développer la faune et la flore de façon exceptionnelle dans ces régions et les transformer en zone d’attraction touristique conformément au commandement « et tu refleuriras le désert.

A titre d’exemple, en Israël, la floraison exceptionnelle de tapis rouges de fleurs diverses telles que coquelicots est l’objet d’une multitude de visites touristiques de tous les coins du pays.

Comme l’approche écologique, les commandements de la bible hébraïque interdisent catégoriquement toute action sociale pouvant entraîner la dégradation/ aridisation » des sols perdant progressivement leurs capacités agricoles, leur taux de matière organique et leur fertilité.

Cet interdit ne résulte pas d’une sorte d’adoration de « la nature » devant être « préservée » face aux conséquences de la croissance économique a marche forcée : elle est destinée à préserver les intérêts des générations futures.

Par contre le commandement biblique « et tu choisiras la vie  » est en contradiction catégorique avec l’idéologie de certains extrémistes de l’écologie politique préférant protéger et conserver des zones désertiques de  » la nature originelle  » au bien-être et à la vie des êtres humains.

La nature n’est simplement une partie de la création re et les êtres humains ont la responsabilité de la corriger chaque fois qu’elle met en danger la vie de l’humanité.

Israël laboratoire d’un futur meilleur pour l’humanité.

Israël n’a pas seulement su affronter et résoudre les conséquences graves de la désertification, en réussissant à récupérer des superficies relativement importantes sur le désert.

Les enseignements universels tirés de sa réussite permettent à tous les pays qui le souhaitent d’affronter et de résoudre le problème de la désertification et de reconquérir progressivement le dessert.