Dans l’article publié dans le BLOG  » La controverse Diaspora / Aliya « , j’avais montré que l’argument concernant l’intérêt  de la présence de juifs parmi les nations n’etait pas justifié par leur apport à l’humanité suite aux catastrophes que cette présence a conduit de génération en génération.

Dans cet article, je montre que la renaissance de la nation indépendante d’Israël amène une contribution importante a l’humanité sans les risques ci-dessus.

La Révolution de l’Eau a permis à Israël d’accéder aux ressources en eaux indispensables pour poursuivre une politique de croissance démographique et économique accélérées(1).

A l’échelle régionale Israël est aujourd’hui une puissance incontournable pour trouver des solutions adaptées au manque de ressources en eaux aggravé par le dérèglement climatique.

A l’échelle internationale Israël est aujourd’hui la puissance mondiale la plus à même d’aider efficacement à amener des solutions durables à la sécheresse et au dérèglement climatique grâce à l’expérience et la compétence acquise.

Il est de plus en plus clair pour tous que le dérèglement climatique entrainera dans une multitude de pays du monde des diminutions extrêmement importantes des ressources en eaux : l’expérience israélienne peut être essentielle pour faire face à ces crises de l’humanité.

Leçon 1 : Il faut en permanence rechercher la chasse systématique au gaspillage de l’eau ! Chaque goutte est essentielle…

Parmi les mesures prises : installation dans chaque logement aux frais de la Puissance Publique de réducteurs de débits, chasse systématique aux fuites dans les canalisations de transport (passées grâce à l’usage d’appareillages de détection sophistiquées de 27% à 10% des débits consommés (2) ), politique  de quotas remis en cause à la baisse chaque année pour l’agriculture et l’industrie afin d’encourager le recyclage des eaux utilisées, politique de tarifs comportant pour les surconsommations des tarifs  » d’enfer  » puis de  » super-enfer « … et encouragement lancinant de la population par la publicité à économiser l’eau.

Leçon 2 : les ressources stratégiques d’eaux d’un pays sont les nappes d’eaux souterraines

Les ressources en eaux souterraines doivent faire l’objet des efforts les plus conséquents pour les protéger car ce sont les ressources stratégiques du pays, celles qui permettront aux générations futures de vivre et prospérer.

Contrairement aux ressources en eaux superficielles, les nappes souterraines se déversent très lentement à la mer (3), et constituent des réserves de stockage naturel de grandes quantités d’eau de qualité : ces ressources se constituent par la percolation des eaux superficielles au travers des couches géologiques perméables supérieures, percolation entrainant une filtration mécanique et biologique.

Pour éviter la dégradation de la qualité de ces ressources essentielles, l’irrigation agricole doit être effectuée avec des eaux de qualité très élevée (eaux « quasi-potables »(4)) et l’adéquation des quantités d’engrais et de produits chimiques utilisés aux besoins des cultures mesurés en temps réel doit être contrôlée strictement pour éviter toute percolation de surdosages vers les eaux souterraines

Le traitement des eaux usées ne doit pas se limiter à la pollution organique et aux nutriants (5); il doit comporter en plus l’élimination de tout risque de contamination biologique ou/et chimique des nappes souterraines.

Leçon 3 : la réutilisation des eaux usées urbaines pour l’irrigation agricole est préférable à la solution traditionnelle du rejet à la mer/ ou à l’océan au travers du réseau hydrographique des eaux superficielles.

Dans la plupart des pays, il est d’usage de rejeter les eaux usées dans le réseau hydrographique superficiel après un traitement limité au niveau dit « secondaire » comportant une dépollution et une dénitrification; une partie de ces eaux qui sur le plan sanitaire conservent un effet « contaminant » s’infiltrent vers les nappes souterraines et en dégradent la qualité. Par ce système, des quantités gigantesques d’eaux douces sont gaspillées et envoyées à la  mer/ou aux océans.

Suivant l’expérience d’Israël, les  eaux usées urbaines doivent être traitées plus complétement (jusqu’au niveau « quasi-potable »)  pour être recyclées afin d’être réutilisées pour irriguer les cultures agricoles.

L’avantage de cette solution révolutionnaire ne consiste pas simplement dans l’économie substantielle en eaux qu’elle permet ; elle évite aussi la dégradation de la qualité des eaux souterraines produite par le rejet dans des eaux superficielles d’eaux insuffisamment traitées.

Leçon 4: les ressources en eaux doivent être « gérées » et non « administrées ».

Dans la plupart des pays, la gestion des eaux est confiée à des services publics ou privés se comportant en « monopoles administratifs » : les ressources en eaux sont « administrées » par des responsables se comportant comme des fonctionnaires.

Ce système paralyse la recherche méthodique et systématique du progrès. Pour éviter ces freins, il faut sortir du monopole la gestion de la production d’eaux potables et du traitement des eaux usées et transmettre à des organismes professionnels la conduite de concours ouverts internationaux.

Cette méthode permet d’améliorer sensiblement à moyen terme, la fiabilité des installations réalisées et la qualité des eaux traitées ; elle permet aussi de réduire, façon sensible les coûts de production /traitement des eaux (en Israël réduction de 30% des coûts de dessalement d’eaux de mer ).

Leçon 5 : Réaliser des centrales de dessalement d’eaux salines ou saumâtres pour garantir la production d’eaux potables nécessaires indépendamment des précipitations naturelles.

Le dérèglement climatique entraine une réduction sensible de la moyenne annuelle des précipitations naturelles (30% en Israël)  et leur quantité annuelle est devenue complètement aléatoire.

La réalisation de centrales de dessalement d’eaux salines ou saumâtres peut constituer une excellente solution pour résoudre ce problème.

Il existe à l’heure actuelle une dizaine de sociétés internationales en mesure de réaliser et d’exploiter sur 20 ans de grandes centrales de dessalement d’eaux de mer pour un prix tout compris avoisinant 0.5 $/m3.

Si ces centrales sont situées à proximité des consommateurs elles permettent d’éviter les coûts de transports élevés et les fuites dans les canalisations; dans ce cas, le coût global avoisine celui de l’exploitation des eaux de précipitation.

Israël produit aujourd’hui toute la consommation de ses habitants en eaux potables par dessalement et n’est plus dépendant des aléas du climat.

Leçon 6 : Il faut considérer la recherche de nappes d’eaux souterraines avec le même sérieux avec lequel on considère la recherche de pétrole & gaz naturel  

Il y a toujours des nappes d’eaux souterraines partout dans le monde : elles se constituent naturellement dès que les eaux qui s’infiltrent au travers de couches géologiques perméables rencontrent une couche géologique imperméable.

C’est une erreur de penser que si on ne trouve pas de nappes souterraines après quelques centaines de mètre de profondeur cela prouverait  qu’il n’y en ait pas. A titre d’exemple le gigantesque aquifère du Bassin de Nubie, découvert lors de la recherche de pétrole en Lybie se situe entre 600 et 1800m de profondeur.

Leçon 7 : Les nappes d’eaux souterraines saumâtres constituent des ressources d’eau permettant de  developper des activités agricoles prospères.

Dans des régions désertiques, les nappes souterraines sont saumâtres. Elles peuvent servir à developper une activité rurale basée sur une agricole prospère.

Les travaux de Recherche –Développement en Israël ont permis la découverte de multiples espèces alimentaires (tels que tomates) ou industrielles (tels que coton a longue fibre) pouvant être irriguées avec des eaux saumâtres.

De plus, la mise au point de technologie révolutionnaire basée sur la nanofiltration (6) accouplée avec l’osmose inverse, permet de produire a coûts plus réduits que le dessalement classique, la production d’eaux a salinité compatible avec toute activité agricole.

 Leçon 8 : L’irrigation agricole doit se faire exclusivement avec des eaux de qualité

Toute utilisation d’eaux polluée et/ou contaminée constitue un danger sanitaire grave pour les agriculteurs, pour les consommateurs et pour les eaux souterraines.

De plus se produisent à terme le bouchage à partir de films biologiques des systèmes d’irrigation évolués. C’est ce qui se produit malheureusement dans la plupart des projets de coopération avec les pays africains.

 Leçon 9 : L’irrigation agricole est beaucoup plus efficace à proximité de la racine des plantes.

La rhizosphère est la région du sol directement formée et influencée par les racines et les micro-organismes associés. C’est dans la rhizosphère que par le biais des racines, le végétal s’ancre dans le sol, y puise les ressources minérales (cations & anions) et l’eau qu’il utilise pour sa croissance et sa régulation thermique par le processus d’évapotranspiration.

C’est donc dans la rhizosphère que les compléments d’eaux et de fertilisants doivent être apportés pour contribuer à la croissance des plantes. Toute eau ou fertilisant qui arrive hors de la rhizosphère est inutile pour la croissance de la plante.

Leçon 10 : L’irrigation agricole est beaucoup plus efficace au « goutte à goutte » par petits débits, à faible pression et de façon continue sur de longues périodes qu’avec de grands débits, sous forte pression et sur de courtes périodes

La méthode utilisée par le  » goutte-à-goutte  » permet l’assimilation de toute la quantité d’eau fournie dans la rhizosphère, autrement une grande partie de l’eau fournie est gaspillée.

Leçon 11 : Il faut stopper toute utilisation d’herbicides ou de pesticides et obtenir le résultat recherche par des solutions écologiques.

Les insecticides sont beaucoup plus nuisibles que les autres produits chimiques tant au niveau de l’environnement a l’air libre qu’au niveau de la dégradation des eaux souterraines.

En outre, il arrive un moment où ils ne sont plus du tout efficaces et on cherche alors des pesticides encore plus forts pour lutter contre les insectes.

Pour solutionner ce problème, Israël a développé l’élevage industriel d’insectes prédateurs à même de détruire les insectes ravageurs.

Leçon 12 : l’optimisation de la gestion des ressources d’eaux doit prendre en compte le cout global

Beaucoup se limitent au coût de production sans prendre en compte les autres coûts soit celui des transports, des fuites dans les canalisations, du traitement, du rejet/recyclage et de l’amortissement des installations.

Le coût total se retrouve dans le prix total (assainissement compris) facture au consommateur : ce prix atteint en moyenne 8 NIS en  Israël (2 €). A titre de comparaison, il atteint 4.15 € en moyenne en France.

Israël laboratoire d’un futur meilleur pour l’humanité.

En mobilisant toutes ses capacités techniques /technologiques/économiques Israël n’a pas seulement su affronter et résoudre avec un succès les conséquences graves de la réduction drastique des précipitations naturelles dues au dérèglement climatique ; les enseignements universels tirés de la révolution de l’eau permettent à tous les pays qui le souhaitent d’affronter et de résoudre le manque de ressources en eaux.

Explications

(1) la croissance démographique d’Israël atteint, ‘aliya comprise et sur longue période, un taux de  20‰, plus que durant le baby-boom d’après-guerre en France; la croissance économique d’Israël depuis le début du XXI ème siècle se situe autour de 4.5% en moyenne (loin devant la plupart des pays occidentaux). 

(2) les fuites d’eaux dans les canalisations représentent hors d’Israël entre 20% (cas de la France) et 50% (cas de la Chine) des débits transportes.

(3) la durée que prennent les eaux superficielles pour être déversées a la mer se compte en jours; celle des eaux de nappes souterraines se compte en années.

(4) qualité d’eau spécifique à Israël : le fait d’en boire par inadvertance pour un adulte sain n’entraine pas de problèmes sanitaires.

(5) tous les pays avancés, en dehors d’Israël, limitent encore aujourd’hui, le traitement de leurs eaux usées au traitement de la pollution organique et à dénitrification ce qui n’est pas suffisant pour la protection des eaux souterraines.

(6) nanofiltration : filtration au millionième de micron (10 -9 mm) permettant de filtrer tous les pathogènes (bactéries et virus) et les métaux bi ou trivalents. L’eau produite répond aux critères de « quasi-potable ».