Israël a besoin de dimanches fériés

Les moments de repos et le temps en famille me manquent, la pause de l’école si importante manque à mes enfants.

Depuis que nous avons emménagé en Israël il y a 11 ans, j’aspire à avoir des dimanche fériés. Avec le temps, j’ai découvert que ce n’est pas simplement un désir personnel et de la plupart des autres immigrants anglophones, mais c’est absolument nécessaire pour le propre bien d’Israël.

La récente tension sur le fait de jouer les matchs de football le Shabbat a mis cette question sur le devant de la scène. Des joueurs religieux ne veulent pas que leur championnat professionnel se joue le Shabbat, et cela a réouvert la tension entre religieux et laïcs en Israël. Les dirigeants du championnat déclarent qu’ils vont fermer toutes les championnats professionnels de football en Israël si le gouvernement ne les autorise pas à jouer le Shabbat.

Dans de nombreuses discussions que j’ai eues avec les dirigeants et les personnes laïques sur cette question, la question se pose régulièrement que Shabbat est leur seul jour sans travail, ce qui ne leur permet pas d’aller voir des matchs de football professionnel dans leurs moments de détente, ce qui constitue une forme de coercition religieuse. Ils ont aussi suggéré que si nous disposions des dimanches comme un autre jour de repos, ils comprendraient totalement le camp religieux et soutiendrait le fait de ne pas avoir de matchs pour Shabbat.

Pendant mon mandat à la 19e Knesset, j’ai fait des recherches intensives sur ce sujet, alors que je m’efforçais de rédiger et de faire la promotion d’un « dimanche férié ».

Dans mes discussions avec des ministres, des membres de la Knesset, des PDG de grandes et plus petites entreprises, j’ai compris que changer pour le modèle d’un « dimanche férié » n’est pas aussi simple que cela semblait.

Les défis suivants se posent :

1) les vendredis ne peuvent pas être une journée complète de travail parce que la population religieuse et traditionnelle doit rentrer plus tôt pour préparer le Shabbat. Alors, passer au dimanche férié nous laisserait globalement avec une semaine de travail de quatre jours et demi, et pas la semaine de cinq jours partagée par la plupart des pays.

2) 20 % de la population en Israël est arabe. Ils travaillent pour des entreprises israéliennes, comme de nombreux Palestiniens. Leurs employeurs leur donnent une journée libre complète le vendredi, le jour de repos des Musulmans. Ces entreprises ne pourraient pas faire fonctionner leurs affaires s’ils donnaient aux travailleurs musulmans leurs vendredis et aux travailleurs juifs leurs dimanches.

3) Un haut pourcentage des travailleurs israéliens est payé à l’heure. Ces gens ne peuvent pas se permettre de couper dans leurs heures et leur salaire. Les dimanches fériés entraîneraient des difficultés financières plus importantes pour une population moins aisée.

Mais il y a des compensations : les dimanches fériés fourniraient aux Israéliens avec une pause vraiment nécessaire et un environnement avec beaucoup de pression en Israël. Je crois que cela serait bon pour la production du travail, et que cela aurait un impact positif sur la structure familiale israélienne.

Ces seules raisons devraient justifier l’intérêt à trouver des solutions aux problèmes posés par les dimanches fériés. Lorsque l’élément religieux est ajouté au mélange, avec toutes les tensions et la polarisation que la question du Shabbat apporte, avec les avantages potentiels de voir les Israéliens religieux et laïques profiter d’un jour férié ensemble, trouver des solutions à ces défis devient nécessaire, et même crucial, pour la survie interne d’Israël.

Après avoir étudié le problème et ses défis; j’ai décidé d’avancer et de soumettre un projet d’avoir dix jours de congé par an.

Il y a déjà un jour de congé pour le jour de l’Indépendance au printemps et les vacances d’automne font d’un dimanche de congé inutile pendant ce mois alors que ces vacances ont lieu.

Mais les dix autres mois incluront un dimanche de congé, ceci aurait un profond impact pour faciliter les tensions de la vie et fournir aux familles plus de temps.

Seulement dix jours de congé réduiraient les défis économiques inhérent en décalant des dimanches de congé à une base hebdomadaire, bien que ces problèmes demeureront.

Des solutions innovantes ont été suggérées pour aborder un jour de congé supplémentaire chaque semaine comme rallonger la journée de travail pendant la semaine et instituer 3/4 de la journée du travail du vendredi. Ceci peut certainement être mis en oeuvre à une petite échelle pour tenir compte des projets pour juste dix jours de congé supplémentaires.

De même, juste un jour supplémentaire de congé par mois ne résoudrait pas les problèmes religieux mais pourra certainement aider à trouver un compromis qui permettra aux joueurs religieux de continuer à jouer, et aux fans laïcs d’apprécier le sport pendant leur jour de congé.

La 19e Knesset s’était dispersée avant ce projet pour un dimanche de congé par an afin de prendre de l’ampleur. C’est mon souhait que la 20e Knesset fera voter ce projet.

Je n’ai aucun doute qu’une fois qu’Israël expérimentera le résultat positif d’un dimanche de congé par mois, la prochaine étape sera de résoudre les défis et d’en faire un exemple pour tout les dimanches de congé.

« Quand il y a une volonté, il y a une solution » et « si vous le faites ceci n’est pas un rêve ». La volonté est de prendre de la vitesse et cela avancera au delà de l’initial et modéré changement que j’avais suggéré.

Lorsque cette loi et ce changement majeur aura lieu dans la société israélienne, des personnes qui encouragent cette initiative ne chercheront pas un soir de semaine pour fêter l’accomplissement et alors se réveilleront le lendemain fatigués d’avoir travaillé.

Nous pourrons le faire le dimanche.