Le conseil municipal d’Ivry-sur-Seine est composé d’une coalition de Gauche et d’écologistes (communistes, EELV, Front de Gauche, Convergence citoyenne ivryienne) dont le dénominateur commun semble se fonder sur l’éloignement des valeurs républicaines, réglmentaires & démocratiques.

Lors d’une récente réunion, et sous la houlette d’Atef Rhouma, quatrième élu chargé de la petite enfance et rapporteur, le conseil municipal d’Ivry-sur-Seine a adopté le boycott des produits finis et semi-finis en provenance de ce que le discours politique appelle les « territoires occupés par Israël » ou même tout simplement « territoires occupés » et que le discours juridique qualifie de « territoires acquis à la suite de conflits subis & gagnés sur des puissances ennemies vaincues ».

Ni l’indignation de l’opposition municipale, ni le rappel des principes républicains et démocratiques, ni surtout la plus récente jurisprudence n’auront convaincu le maire communiste de procéder a minima à un réexamen du sujet.

Il est vrai que la détermination anti-israélienne de la majorité de ce conseil municipal d’une part et celle de l’élu Rhouma d’autre part semblent constituer une thématique porteuse, partagée et utile au ciment de la majorité municipale.

Quant au rapporteur Rhouma, il exprimait publiquement à la suite des attentats du 13 novembre 2015 : « Daech n’attaque pas nos valeurs, notre culture ou notre goût de la fête. Il attaque la France parce que la France l’attaque et participe à la mort de centaines de milliers de civils. »

Ces excuses contredisent l’intégralité des déclarations des assassins de DAESH, aux termes desquelles ils tuent en déclarant régulièrement et publiquement vouloir exterminer ce que nous sommes à leurs yeux quelles que soient nos actions.

En incriminant la France de participer « à la mort de centaines de milliers de civils », Rhouma ignore la réalité diplomatique et militaire sur le terrain, adopte l’argumentation ennemie et manque à la solidarité naturelle et fonctionnelle d’un élu municipal envers les soldats combattant au nom du peuple français et sur ordre de son Exécutif.

Au-delà de l’absence manifeste de réflexion personnelle et publique de l’élu Rhouma, force est de s’inquiéter de ce que telle méconnaissance de la réalité connue de tous entraine la focalisation des activités municipales sur le terrain de la diplomatie internationale en direction du Proche-Orient au mépris de la réalité, du Droit et des règles humanitaires les plus élémentaires.

Il est étonnant que la majorité du conseil municipal d’Ivry-sur-Seine suive un tel comportement fort éloigné des fonctions de Rhouma (petite enfance) et de la solidarité organique avec nos soldats qui combattent Daesh dont les victimes sont aussi françaises, faut-il le rappeler à Rhouma.

Déviation fonctionnelle de l’appareil municipal, focalisation géopolitique sur le Proche-Orient, hostilité permanente à l’égard d’Israël, méconnaissance des principes de Droit international public, déclarations nauséabondes, tel est le triste bilan de la majorité municipale d’Ivry-sur-Seine.

Compte tenu de l’intérêt diplomatique que semble démontrer la majorité municipale d’Ivry-sur-Seine, il serait intéressant qu’elle traite de l’examen de la souveraineté française sur l’île de Mayotte non reconnue par les Nations unies et qui ne bénéficie pas de la même occupation politique, diplomatique ni médiatique.