Lundi 14 mai 2018, l’ambassade Américaine a été transférée à Jérusalem, capitale de l’État d’Israël. Lundi 14 mai 2018, 62 palestiniens ont trouvé la mort lors d’affrontements avec l’armée Israélienne. Faut-il y voir un lien de cause à effet ?

Une promesse tenue

Lors de sa campagne présidentielle, le candidat américain, Donald Trump, avait promis de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine, alors basée à Tel Aviv. D’abord prévue pour 2019, le président américain, Donald Trump, a souhaité accélérer cette ouverture afin qu’elle coïncide avec les 70 ans de la création de l’État d’Israël. Lundi 14 mai 2018, sa promesse de campagne a été tenue. L’ambassade se trouve aujourd’hui dans la capitale de l’État Hébreu.

La menace

Le 31 mars 2018, Donald Trump a annoncé que l’ambassade américaine serait inaugurée le jour des 70 ans de l’État d’Israël. Quelques heures après cette annonce, le Hamas, une organisation considérée comme terroriste par l’Union Européenne ainsi que par l’ONU a appelé les palestiniens à manifester pour une « marche du retour » le long de la frontière de la bande de Gaza et de forcer le passage vers Israël. Officiellement, le Hamas appelle à manifester « pacifiquement » contre le transfert de l’ambassade américaine vers Jérusalem. Officieusement, le Hamas appelle à envahir l’État d’Israël en vue d’une irruption massive sur cette terre.

De pacifique, cette manifestation n’avait que le nom.

Le 14 mai 2018, cette même organisation terroriste a réitéré son appel. Profitant de la médiatisation de l’inauguration de l’ambassade américaine, le Hamas a organisé une violente manifestation en plaçant les femmes et les enfants en première ligne. En versant une somme d’argent à des enfants, le Hamas les incite à franchir la frontière et, de facto, se faire tuer, en vue d’une récupération médiatique et d’une manipulation totale.

Grâce à la manipulation qu’ils orchestrent, le Hamas est le seul responsable de la mort de 12 civils palestiniens. Les 50 autres morts sont des membres de l’organisation terroriste.

La manipulation de cette organisation terroriste a traversé les frontières.

L’hypocrisie internationale

La réaction internationale est étonnante.

Le mardi 15 mai 2018, une minute de silence a été observée lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. Une minute de silence pour célébrer des terroristes. Une minute de silence qui déshonore des familles, victimes de ce terrorisme. Ce même Conseil de sécurité des Nations unies a t-il procédé à une minute de silence pour les 10 000 Yéménites morts depuis 2015 ? Ce même Conseil de sécurité des Nations unies s’est-il recueilli une minute pour les 6700 Rohingyas assassinés en 2017 ?

La réponse est non. En revanche, le Conseil de sécurité des Nations unies pleure 50 assassins d’une organisation terroriste.

En 2003, la Grande Bretagne et la France ont signé le Traité du Touquet. Il visait à contrer la montée en puissance du phénomène de l’immigration clandestine en Grande-Bretagne, en renforçant les contrôles au départ de la France. La Grande-Bretagne contrôle ses frontières. La France contrôle ses frontières et conditionne les arrivées migratoires, la loi asile et immigration le démontre.

Pourquoi pas Israël ?

Israël possède des frontières et tient à les faire respecter. La communauté internationale critique les tirs à balles réelles de Tsahal, l’armée israélienne. Lundi 14 mai au matin, Tsahal a envoyé des tracts dans la bande de Gaza pour prévenir les civils palestiniens. Sur ce tract était écrit « ne laissez pas le Hamas faire de vous sa marionnette ». Les palestiniens étaient au courant que toute tentative de passage forcée de la frontière provoquerait une réplique certaine de la part de Tsahal. Le risque était connu, les conséquences aussi.

Napoléon disait que « les armées ne suffisent pas pour sauver une nation, tandis qu’une nation défendue par le peuple est invincible. » La force d’Israël est d’être défendu par son peuple.

L’État Hébreu respecte le droit international. C’est aujourd’hui à la communauté internationale de respecter la souveraineté de l’État d’Israël.