« Que l’on glorifie l’arrivée du Messie ou que l’on célèbre à sa façon LA PREMIERE INSEMINATION ARTIFICIELLE REALISEE A PARTIR D’UN DONNEUR ANONYME… »

Cette insulte qui, pour les catholiques, confine au blasphème, a été proférée sur la chaine nationale France Inter, par Madame Sophia Aram, dans un «billet» radiodiffusé [1] le lundi 8 décembre 2014, le jour même où l’Église célèbre la fête de l’Immaculée Conception. Comme on peut le comprendre, le propos a scandalisé nombre de nos compatriotes catholiques [2], comme l’un ou l’autre d’entre eux me l’ont fait savoir.

Si j’y réagis aujourd’hui, ce n’est pas pour m’ériger en porte-parole de la cause des chrétiens qui se sentent de plus en plus discriminés, mais pour stigmatiser l’usage illégitime que fait de sa fonction une employée d’un service public audiovisuel, qu’elle instrumentalise en diffusant son mépris des convictions religieuses des auditeurs chrétiens. Ce prosélytisme (le terme n’est pas trop fort) devrait être interdit d’antenne, car il est susceptible de causer un trouble à l’ordre public que le législateur réprime.

Pour mémoire, je rappelle l’occasion de cette chronique radiophonique assassine. Elle prenait pour cible Robert Ménard, maire de Béziers, qui, contre l’avis du préfet de l’Hérault, avait refusé de retirer la crèche de Noël qu’il avait fait installer dans sa mairie.

Pour les archiapôtres de la laïcité, en général, et du sacro-saint [3] principe républicain de la séparation de l’Église et de l’État, en particulier, c’était un acte intolérable. Et il faut convenir que l’affirmation militante de Ménard, selon qui, «[la crèche de Noël]  c’est quelque chose qui rappelle que nous sommes dans un pays de tradition judéo-chrétienne», n’est pas de nature à calmer le jeu. Mais de nombreuses réactions émanant de tous les milieux, y compris d’athées et de libres penseurs, attestent que cette coutume ne devrait pas faire l’objet de mesures d’interdiction, qualifiées par certains d’entre eux de «staliniennes» et réputées provenir d’«ayatollahs de la laïcité» (© Robert Ménard) [4].

Je mentionne au passage quelques grossières déjections, d’autant plus choquantes qu’elles sortent des lèvres gracieuses d’une avenante jeune femme au visage angélique :

« En France, on a trouvé le moyen de SE FOUTRE SUR LA GUEULE à propos d’une crèche. »

« Robert aurait pu […] SE LA CARRER OÙ IL VEUT… »

« Mais non, il a fallu qu’il La FOUTE DANS SA MAIRIE, POUR FAIRE CH… »

De tels propos déshonorent la personne qui les émet et le service public qui les cautionne indirectement en ne s’en distanciant pas.

Pour finir, je crois utile de citer un propos repris par un site qui ne se distingue pas non plus par sa modération [5], mais qui a l’avantage de bien dire les choses dans ce cas précis :

« Comment parler de « service public » quand ce dernier pratique l’insulte d’une partie de son public et notamment du public chrétien qui paye avec ses impôts le désagrément de s’y faire insulter ? »

 

[1] «Robert Ménard, alias Bobby le moisi».
[2] Voir, entre autres, la protestation de L’observatoire de la Christianophobie, un site militant qui, soit dit en passant, ne fait pas non plus dans la dentelle quand il s’agit de stigmatiser les excès de langage ou de plume, réels ou supposés, des adversaires de la religion chrétienne.
[3] Pardonnez l’oxymore.
[4] Voir « Les commentaires des internautes sur Béziers », en ligne sur le site du Nouvel Observateur.
[5] http://www.fdesouche.com/543975-sophia-aram-robert-menard-alias-bobby-moisi-maj.