L’arrivée du Pape Franciscus en Israël constitue sans doute un événement important, bien qu’il soit couvert par un nuage noir et triste en raison de l’attentat meurtrier de Bruxelles.

Mais ce pélerinage n’est pas une première puisque trois Papes l’avaient précédé : Paul VI en 1964, Jean Paul II en 2000 et Bénédictus XVI il y a 5 ans.

Mais Jorje Mario Bergolio, le Pape actuel, est considéré en Israël différemment : plus social et humain, un réformateur, voire “révolutionnaire“.

Ceci pourrait influencer la tournure des contacts qu’il aura en Jordanie, Cisjordanie et Israël, par ordre du programme de la visite, tant sur le plan humain que politique et diplomatique.

Car d’ores et déjà des problèmes, voire des controverses, se posent. En effet, les relations entre le Vatican et Israël avaient connu des hauts et surtout des bas.

Pendant des siècles le Saint Siège refusait de reconnaître la lègitimité du people juif en tant que telle, ce qui avait change en 1948 avec le fondation d’Israël. Mais ce n’était qu’une reconnaissance d’un fait, rien de plus.

Au cours de l’Histoire contemporaine le souvenir le plus douloureux pour les juifs est lié au comportement de Pie 12, n’ayant rien fait pour essayer de sauver des victimes de l’Holocauste, ni d’expliquer ce refus d’action.

Parmi ceux, qui après lui essayaient de réparer le tort, on avaient constaté des hauts et des bas. Paul 6 par exemple n’a consacré qu’une demi journée pour son pélerinage, constituant pourtant un précédent historique.

Bénédictus était correct, ni plus ni moins.

En revanche Jean Paul II apportait un vent nouveau en éliminant l’ancienne accusation selon laquelle les juifs étaient responsables de la mort du Christ.

Mais lui non plus n’a pas osé le reconnaître le tort de l’abstention du Vatican pendant la Shoah.

Selon un ami de jeunesse du Pape, le Rabbin Abraham Scorka de Buenos Aires, le voyage en Israël fut leur vieux rêve commun. D’ailleurs, il est du voyage tout comme le chef de la communauté musulmane Omar Aboud.

Le programme de la visite prévoit des rencontres résérvées d’habitude aux chefs d’Etats et autres notables. Mais dores et déjà un différend est constaté : le programme diffusé par le Vatican ne mentionne guère trois visites au programme: au Mur de Lamentation, à la tombe d’Herzel, et l’entretient avec le Premier ministre Nethanyhu.

De même, une omission est inexplicable: pourquoi ne pas visiter le lac de Tiberiade ni Capharnaüm, hauts lieux de l’activité du Christ.

Autre question : pourquoi la rencontre avec Nethanyahu, passée sous silence au progrsmme diffuse par le Saint Siège, est fixée dans un hotel appartenant au Vatican et non au bureau du Premier ministre selon le Protocole ?

D’autre part, il est difficile d’expliquer une suscéptibilité israëlienne qui empêche une messe dans la salle du Dernier Repas, pour la simple raison qu’elle est située dans le même bâtiment que la Tombe de David, chère aux juifs et musulmans.

La visite constitue pour les autorités israëliennes un sujet de preoccupation de sécurité, en raison de certains milieux juifs orthodoxes et extremistes, lesquels voudraient essayer de provoquer des desordres et des troubles. Aussi, la police engage 8500 agents pour assurer l’ordre, puis a éloigne de la région certains éléments suspects.

Pour le Vatican ce voyage constitue une occasion pour certains evenements significatifs, telle la rencontre avec le Patriarche Orthodoxe d’Istanboul Bartolomée premier, chef de l’Eglise Orthodoxe. On prévoit également la proclamation par le Pape d’un projet d’ouvrir à Jérusalem le “Centre de l’espoir“ consacré à toutes les confessions.

Certes, au Vatican on insiste sur le caractère religieux du voyage, tout en admettan officieusement qu’il revêt forcement des aspects diplomatiques.

Ce qui pourrait être une aubaine pour Israël, espérant une attitude moins hostile de la part du monde catholique. Car en dépit des différends et controverses à travers les siècles, ces deux confessions rapellent des frères siamois ayant été detaches, mais susceptibles de se rapprocher à nouveau, grâce au fondement commun : la Bible et la Terre sainte.