François Fillon, ancien Premier ministre, candidat à l’investiture de la droite et du centre pour l’élection présidentielle de 2017, a indiqué au micro de Jean-Pierre Elkabach sur Europe 1 le 23 novembre 2016 que la France avait combattu, par le passé, « la volonté des Juifs de vivre dans une communauté qui ne respectait pas toutes les règles de la République française ».

Cette assertion contredit l’Histoire de France et celle des Français juifs.

Ni durant, ni avant, ni après la période concernée, les communautés juives n’ont correspondu aux fantaisies énoncées par Fillon.

L’expertise atteste au contraire et tout au long de l’Histoire de France une légitimité totale et parfois au détriment de sa propre survie des communautés juives de France.

Les responsabilités passées et présentes de Fillon, ses prétentions à présider aux destinées de la France pendant cinq ans devraient l’inciter à un examen plus approfondi de l’Histoire et des composantes religieuses de son pays.

De surcroît, les inexactitudes historiques de Fillon sont d’autant mal venues qu’elles visent négativement une partie de la communauté nationale déjà astreinte à une dégradation de sa sécurité civile en raison de son appartenance philosophique et religieuse.

Les dénégations ultérieures de Fillon ne parviennent pas à modifier ses propos tenus, entendus et enregistrés.

L’impétrant à la candidature pourrait plutôt présenter ses excuses à l’offense à l’Histoire et aux personnes qu’il a commises. Les propos et le choix réactif de Fillon sont loin d’adhérer à la stature d’un homme et encore moins d’un chef d’Etat.

« Sapiens nihil afirmat quod non probat », disaient les Latins : le sage n’affirme rien qu’il ne puisse attester.