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L’ère du compromis

Et si l’avenir de l’état hébreu se jouait avec les partis qui représentaient autrefois leur pire ennemi ?

2,1 millions d’habitants d’Israël sont arabes. Même s’ils jouissent théoriquement des mêmes droits que les autres citoyens, la réalité est malheureusement tout autre.

Qu’on le veuille ou non, les voix des arabes israéliens pourraient s’avérer décisives dans une coalition donnant naissance à un nouveau gouvernement, mais, la condition sine qua none à la participation de ces derniers serait conditionnée au fait qu’ils se « démarquent très officiellement et clairement du Hamas« . Gadi Eisenkot a jusqu’à présent refusé l’option d’une coalition, mais, nécessité fait loi et l’idée d’un gouvernement de compromis pourrait bien faire son chemin.

Encore plus de 430 000 suffrages provenant de 850 casernes qui doivent encore être dépouillés. Sachant qu’un siège à la Knesset vaut autour de 40 000 voix, le résultat final est encore loin d’être acquis.

Reste que la réélection du Premier ministre actuel, qui n’a de cesse d’accuser les partis arabes, invoquant une participation anormale de l’électorat palestinien n’aboutirait qu’à la perpétuation d’une situation inacceptable ne débouchant sur aucune solution viable.

La constitution de l’état hébreu est celle d’une démocratie parlementaire calquée sur les règles laissé par l’ancien occupant anglo-saxon. Seul le courage de Gadi Eisenkot, acceptant la collaboration avec une population qui, qu’il le veuille ou non, constitue une partie intégrante de sa nation, pourra peut-être mettre fin à cette ère d’une violence ne pouvant que mettre le pays dans une impossible impasse en tendant la main à ceux qu’il considère peut-être comme ses ennemis, mais, qui ont le droit au respect d’un peuple dont on ne saurait faire abstraction.

à propos de l'auteur
Fondatrice du collectif Trans-Europe, première candidate trans a l'élection présidentielle
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