L’appel au boycott de produits israéliens, porté par une gauche française antisémite, dont Plenel et Mediapart sont les chantres « décérébrés » est une aberration politique et humaine.

La guerre en ce moment tonne entre le Hamas, groupe terroriste responsable des morts de Gaza, et Israël qui tente de s’en défendre pour ne pas lui aussi être mis à feu et à sang par des islamistes qui par ailleurs sévissent dans une grande partie du Moyen Orient, assassinant les populations au nom d’une interprétation religieuse issue du Moyen Âge et de l’obscurantisme.

Mais l’antisémitisme, dit antisionisme par commodité de camouflage, de la gauche française alliée dans cette haine à l’extrême droite, endémique depuis la Shoa, ressurgit grâce à l’alibi palestinien, sous la plume de journalistes qui n’ont d’autres fonctions que de « tuer du juif », dans une récurrence française historique.

Souhaiter l’émergence d’un État Palestinien digne est légitime, mais l’imposer par des méthodes qui rejettent dans l’amertume et la colère la population Israélienne qui œuvre pour sa défense, mais aussi pour la paix, qui parfois s’engage avec courage contre ses propres frères et familles pour une certaine idée qu’elle a de la justice, ne peut qu’alimenter davantage le conflit existant et renvoyer dans des limbes abyssales, l’ombre même de la paix.

L’iniquité et l’injustice n’ont jamais été des piliers de conciliation, mais toujours de révolte et de haine, en rajouter là où elles sont déjà si présentes est de l’ordre de l’inconscience ou de la manipulation. Et quand on sait combien, certains se mobilisent pour la prolifération des conflits ou pour la disparition d’Israël ainsi que l’ont verbalisé le Hamas et l’Iran entre autres, on doit se poser des questions sur le « non-sens ou le sens d’un embargo sur Israël » et redoubler de vigilance pour préserver ce qui tient encore au Moyen-Orient, grâce justement à Israël.

Les conséquences d’un embargo sur Israël induiraient encore plus de douleurs et encore plus de guerres, sans rien résoudre. Seule la paix peut éteindre la poudrière qu’est cette région du monde, qui en explosant entraînerait par le jeu des alliances, des désastres et des batailles qu’on peut imaginer planétaires, au vu de l’emprise islamiste, mais cette paix ne peut s’établir sur la perte de l’un pour le bénéfice de l’autre. Elle ne peut se faire pour les Palestiniens contre les Israéliens.

Aucun homme sensé issu de nations qui se réclament des droits de l’homme et qui ont inventé l’UNESCO, la Croix Rouge, Médecins du Monde et toutes sortes d’associations humanitaires internationales dans le but de construire un monde plus équitable, ne peut au nom d’une justice dont il croit être le garant, envisager un moyen aussi archaïque et indigne que l’embargo pour briser un pays. Un tout petit pays par la taille, dont la volonté première n’est que celle de sa survie dans une enclave entourée d’ennemis avérés. Celle de vivre en paix et d’avoir un avenir sans guerre pour ses enfants, qui rappelons-le meurent à vingt ans aujourd’hui dans cette lutte contre un terrorisme islamiste, dont l’objectif est de s’étendre à toute la planète dans une volonté d’écrasement des civilisations occidentales.

Comment des hommes conscients des réalités et des enjeux de pouvoir qui sous-tendent le conflit israélo-palestinien, peuvent-ils vouloir un embargo aux conséquences si prévisibles ? Quelle vanité les porte à croire qu’ils peuvent le faire en toute autorité et avec l’absolution d’un certain nombre qu’ils entraînent dans leur démarche manichéenne, réveillant au passage un antisémitisme toujours prêt à se mobiliser ?

La réponse est évidente, la haine des juifs demeure, entité maléfique dans une humanité toujours en quête de meurtres et de jeux du cirque, de sang à boire ; une haine qui trouve son exutoire dans la destruction d’Israël.

« Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix » nous rappelle l’Unesco. J’ajouterai, mais plus particulièrement dans l’esprit de ceux qui détiennent pouvoir et puissance, parce que les désastres liés à leurs décisions jonchent trop souvent les rives de l’histoire.

La paix sera un jour au Moyen-Orient, mais ce sont les Israéliens et les Palestiniens qui l’établiront et la signeront, ensemble, dans leur langue respective, l’Hébreu et l’Arabe enfin réconciliés sur le papier d’un traité.

Au commencement était le verbe dit la Bible, alors si c’est vrai espérons que là où sont ses racines, elle parvienne par un de ces tours de magie dont elle fut coutumière, à faire que les mots enfin prennent la place des armes. Qu’ils s’apposent, à jamais indélébiles, et ouvrant le champ de la fraternité et de la paix, nous redonnent à voir l’infinie beauté d’un Moyen-Orient auquel nous sommes tous attachés par le cœur, le corps, les racines, la spiritualité, par les gènes ou la religion, croyants ou pas.