La colère m’étouffe avant Kippour.
Elle m’étouffe encore après.
Impossible de pardonner.
Ni à ce gosse ni à sa famille.

Un ado de 16 ans a mis à mort cet homme. Un lion. Ce fils, ce père de 4 enfants. Ce pays n’en finit pas de payer un tribu inacceptable et funeste.
On nous a décimé par millions.

A présent c’est individu par individu.

Depuis 1947.

Lentement mais sûrement… Les hommes tombent comme des quilles.

Quand un enfant né en Israël, les premières pensées de sa mère sont : « Est-ce que Tsahal me le ‘prendra’ » ?

Dans de trop nombreuses familles vient le jour où un homme, une femme, un enfant tombe sous les bombes ou les coups de couteaux.

Combien de fois toi Arie Levy, hasard des prénoms… Et président de l’ONG, née en Israël, Sauveteurs sans frontières, es-tu allé à un enterrement ?

Combien de fois as-tu passé des heures assis près d’une veuve effondrée et contemplé le visage d’enfants qui ne reverront jamais celui de leur père, combien de secouristes as-tu enterré. Venu sauver sans distinction de religion et rattrapé par la haine au volant de leur véhicule. Mort abattu comme un chien sauveteur ?

Parce qu’il existe des hommes et des femmes qui ont le courage de s’implanter dans des zones dangereuses d’Israël… Ils meurent.

Pour être revenu s’installer sur ce qu’ils estiment être leur terre, on les tue.

Ce choix n’est pas le fruit du hasard.
Dans ce même et minuscule pays, vivent plusieurs sortes d’Israéliens.

Ceux qui ont le luxe et le choix de vivre dans les villes les plus sécures et les autres.

Ceux qu’on méprise parfois mais qui forcent souvent le respect par leur incroyable courage.

Ceux qui prennent le risque d’installer leur famille à la frontière avec Gaza et qui voient les taupes terroristes déboucher dans leur salon alors qu’ils dînent en famille !

Ceux qui n’ont pas même 5 secondes pour aller aux abris quand Gaza envoie ses roquettes !

Et aujourd’hui, encore une fois, c’est un enfant, un ado de 16 ans qu’ils ont envoyé tuer.

Brisant 6 vies. Israël est le pays résilient par excellence, mais aussi le plus représentatif des symptômes de post-trauma.

Ce sont des pères de famille qu’ils tuent ces derniers mois.

Et je suis convaincue que ce choix n’est pas le fruit du hasard.