La période électorale n’est paradoxalement pas le meilleur moment pour mener un débat sérieux et rationnel.

Chaque parti veut gagner le maximum de voix et n’hésite pas à mentir, flatter, déformer, inventer, dans l’espoir que les électeurs se laissent séduire.

Cette campagne n’échappe pas à la règle si ce n’est que la campagne de mensonges et de calomnies menée par les partis de gauche et les organisations financées par les Etats-Unis comme V15 avec le soutien de médias entièrement mobilisés pour eux, a dépassé toutes les limites que nous connaissions auparavant.

Je passe sur les attaques personnelles et obsessionnelles, notamment contre Sarah Netanyahu, qui ont marqué la campagne.

Regardons comment l’opposition décrit le pays : « Tout va mal », « la classe moyenne s’effondre », « la pauvreté et les inégalités explosent », « le pays est isolé », « Bibi n’a rien fait depuis 6 ans » etc… Le tableau est plus que noir.

Après tout c’est de bonne guerre de forcer un peu le trait, non ? Sauf que cette description n’est pas juste une exagération, elle est fausse jusque dans ses moindres détails.

Voici quelques faits, malheureusement seulement une petite partie de ce qui est nécessaire pour rétablir la vérité :

1. Le taux de chômage est passé de plus de 9 % en 2009 à 5,6 % aujourd’hui, un des plus bas du monde occidental.

2. Dans le même temps, le taux d’emploi, c’est-à-dire le pourcentage de gens de plus de 15 ans qui travaillent, est passé de 60 % à 64 % de la population, au dessus de la moyenne de l’OCDE alors qu’Israël était auparavant la lanterne rouge dans ce domaine.

3. Une des raisons de ces changements est l’arrivée massive d’hommes ultra-orthodoxes et de femmes arabes sur le marché du travail, les deux secteurs les plus touchés par la pauvreté.

4. En conséquence, le taux de pauvreté selon l’OCDE a *chuté* depuis 2009, passant de 1,8 million à 1,6 million en 2013 malgré l’accroissement rapide de la population.

5. Dans le même temps les inégalités ont *reculé* nettement, le taux GINI, qui sert d’indicateur sur le sujet, passant de 0,39 à 0,36, son niveau des années 1990.

6. La croissance moyenne était de plus de 3,5 %, contre 0 en Europe.

7. Le salaire minimum a été augmenté de 3,800 à 5,000 shekels (effectif en 2017).

8. Les gouvernements de Netanyahou ont engagé des réformes structurelles profondes pour le bien des consommateurs : concurrence dans les téléphones portables, accord ciel ouvert avec l’Europe, ouverture de l’importation de produits laitiers, intensification de la concurrence grace à la réduction de la bureaucratie et de la régulation.

En 2014, les prix des produits alimentaires ont baissé de 4,1 %, tandis qu’ils augmentaient de 2,3 % dans l’OCDE.

9. Une profonde réforme de la télévision et radio publiques a été engagée et la redevance supprimée.

10. La concurrence a aussi été accrue dans le domaine télévisuelle : offre gratuite digitale Idan+ avec augmentation du nombre de chaines proposées, tandis que la nouvelle réglementation a permis l’arrivée de nouvelles offres moins chers comme Cellcom TV et bientôt d’autres.

11. Le gouvernement Likoud de 2009 à 2013 offrait une aide de 100 000 shekels à l’achat d’un appartement en périphérie, une aide supprimée par Lapid mais qui sera rétablie.

12. Réforme des ports jusqu’à présent tenus par des syndicats corrompus qui alourdissaient le coût des importations : deux nouveaux ports à Ashdod et à Haifa vont concurrencer les ports existants et faire baisser les prix.

13. Relier la périphérie au centre : après des décennies d’abandon, le gouvernement a investi depuis 2009, 27 milliards de shekels dans les routes et les chemins de fer pour relier les zones les plus reculées au centre du pays et ses bassins d’emploi.

14. Commission Shashinsky sur le gaz : l’intérêt public a été préservé et des centaines de milliards de shekels arriveront dans les caisses publiques tandis que la part du gaz réservée au marché israélien a été sensiblement accrue.

15. Education gratuite à partir de l’âge de 3 ans – un gain d’au moins 800 shekels par enfant et par mois, et souvent beaucoup plus.

16. Baisse des impôts pour les parents qui travaillent, un gain de plusieurs centaines de shekels par mois.

17. Investissement massif et sans précédent dans la haute éducation de 7,5 milliards de shekels sur 5 ans.

18. Annulation des droits de douane sur les produits qui ne sont pas produits localement et baisse des taxes d’achat sur de nombreux produits comme l’électroménager.

19. Arrêt complet de l’arrivée d’immigrants illégaux suite à la construction d’une barrière entre Israël et le Sinai, et rapatriement de plus de 6 000 d’entre eux.

20. Programme d’aide aux rescapés de la Shoah pour un milliard de shekels.

21. Création de l’école de médecine de Safed.

22. Construction de l’hôpital tant attendu à Ashdod.

23. Traitements dentaires gratuits pour les enfants jusqu’à 12 ans.

24. Ajout de 1 000 postes dans la médecine publique.

25. Transfert des camps et des bases de Tsahal vers le Negev pour un coût de 19 milliards. Sur les terrains libérés dans le centre du pays, seront construits 100 000 logements dans des zones parmi les plus demandées.

26. Sous le gouvernement Netanyahou le nombre de constructions de logement est passé d’une moyenne de 30 000 par an (gouvernement Olmert) à 45 000 depuis 2010.

27. Sous Netanyahou, la popularité de l’Etat d’Israël atteint des scores presque jamais atteints aux Etats-Unis : 70 % de soutien. Les relations fleurissent avec l’Asie, en particulier l’Inde qui a élu son premier gouvernement ouvertement pro-israélien, et le Japon qui commence à investir massivement ici, et bien sûr la Chine. Israël se tourne vers les marchés de l’avenir.

Les réformes structurelles majeures qui ont été engagées ne porteront leurs fruits que dans plusieurs années. Il reste encore beaucoup de travail à faire.

N’arrêtons pas au milieu du chemin.