Après avoir quitté la table des négociations menées par la diplomatie américaine sous la houlette du Secrétaire d’Etat John Kerry en avril 2014, pour entreprendre des actions unilatérales soutenues par une partie de la communauté internationale, et qui se sont soldées par des échecs, les autorités palestiniennes qui avaient soutenu les attaques aux couteaux qui ont endeuillés des familles israéliennes, se proposent désormais de s’attaquer au Royaume-Uni qu’elles accusent comme étant responsable de tous leurs maux, pour avoir acté la déclaration Balfour de 1917 qui autorisait la création d’un foyer Juif en Palestine.

Les Palestiniens ont exhorté la ligue arabe à soutenir le dépôt d’une plainte contre le gouvernement britannique pour la déclaration Balfour de 1917. Selon les déclarations de Riyad Al-Maliki, ministre des Affaires étrangères, les autorités palestiniennes « travaillent à l’ouverture d’une affaire pénale internationale pour poursuivre le gouvernement britannique pour avoir provoqué une catastrophe contre le peuple palestinien ».

Selon les autorités palestiniennes, la déclaration Balfour de 1917 constitue un crime historique de la Grande-Bretagne à l’égard de la Palestine, alors que jusqu’à la date de création de l’OLP en 1964, ce peuple palestinien n’existait pas. Le seul peuple palestinien qui existait avant la création de l’Etat d’Israël en 1948 était representé par le drapeau israélien ainsi que l’atteste le dictionnaire « le petit robert » de 1939 qui présente le drapeau israélien ainsi que celui de tous les états du monde existants à cette époque.

Ils dénoncent encore aujourd’hui comme ils l’ont toujours fait, la déclaration Balfour datant de 1917 qui autorisait la création d’un foyer juif sur les terres de leurs ancêtres alors sous mandant britannique, comme ils dénonçaient hier la résolution 181 de l’ONU portant création d’un Etat Juif.

Ils donnent la preuve, s’il y en était besoin que ceux qui parlent d’occupation de territoires ou de colonisation se trompent de sujet et d’époque.

En effet, ceux qui parlent d’occupation de territoires ou de colonisation, ne font qu’apporter de l’eau au moulin des Palestiniens – toutes tendances confondues – pour qui l’Etat d’Israël dans sa totalité est sur leur territoire, c’est-à-dire celui de la Palestine antique. C’est la raison pour laquelle les dirigeants palestiniens ont toujours refusé toutes les propositions israéliennes faites lors des négociations menées jusqu’ici sous la conduite de la diplomatie américaine et de la communauté internationale.

Il suffit de faire un petit tour de quelques articles des statuts fondateurs de l’OLP (Organisation pour la libération de la Palestine), pour s’en convaincre. Il est par ailleurs important de rappeler pour mémoire que le Fatah, le parti dont est issu Mahmoud Abbas est membre de l’OLP.

La Charte Nationale de l’OLP (Organisation pour la Libération de la Palestine) a été rédigée en juin 1964, elle a été reconnue puis officialisée lors de la conférence de la Ligue arabe d’Alexandrie en septembre 1964 ; nous étions encore loin de 1967, Israël n’avait pas encore libéré la Judée-Samarie. On ne pouvait donc pas parler d’occupation ou de colonisation israélienne, termes très fréquents dans les discours politiques et dans les médias aujourd’hui. De plus, tous les observateurs avisés de l’histoire de l’humanité savent bien ce que renferme le terme de colonisation tant plusieurs peuples de plusieurs continents en ont été victimes.

Nous vous présentons ici quelques articles de la charte de l’OLP :

• Article 19 : Le partage de la Palestine en 1947 et l’établissement de l’État d’Israël sont entièrement illégaux, quel que soit le temps écoulé depuis lors, parce qu’ils sont contraires à la volonté du peuple palestinien et à son droit naturel sur sa patrie et en contradiction avec les principes contenus dans la charte des Nations unies, particulièrement en ce qui concerne le droit à l’autodétermination.

• Article 20 : La déclaration Balfour, le mandat sur la Palestine et tout ce qui en découle sont nuls et non avenus. Les prétentions fondées sur les liens historiques et religieux des Juifs avec la Palestine sont incompatibles avec les faits historiques et avec une juste conception des éléments constitutifs d’un État. Le judaïsme, étant une religion, ne saurait constituer une nationalité indépendante. De même, les Juifs ne forment pas une nation unique dotée d’une identité propre, mais ils sont citoyens des États auxquels ils appartiennent.

• Article 21 : S’exprimant par révolution armée palestinienne, le peuple arabe palestinien rejette toute solution de remplacement à la libération intégrale de la Palestine et toute proposition visant à la liquidation du problème palestinien ou à son internationalisation.

• Article 9 : La lutte armée est la seule voie menant à la libération de la Palestine. Il s’agit donc d’une stratégie d’ensemble et non d’une simple phase tactique. Le peuple arabe palestinien affirme sa détermination absolue et sa ferme résolution de poursuivre la lutte armée et de préparer une révolution populaire afin de libérer son pays et d’y revenir. Il affirme également son droit à avoir une vie normale en Palestine, ainsi que son droit à l’autodétermination et à la souveraineté sur ce pays.

• Article 10 : L’action des commandos constitue le centre de la guerre de libération populaire palestinienne, ce qui exige d’en élever le degré, d’en élargir l’action et de mobiliser tout le potentiel palestinien en hommes et en connaissances, en l’organisant et en l’entraînant dans la révolution palestinienne armée. Cela suppose aussi la réalisation de l’unité en vue de la lutte nationale parmi les divers groupements du peuple palestinien, ainsi qu’entre le peuple palestinien et les masses arabes afin d’assurer la continuation de la révolution, son progrès et sa victoire. (Source : OLP).

La lecture de tous les événements survenus jusqu’ici (attentats, intifada …), et l’actualité montrent clairement que ce programme décrit dans ces statuts a toujours été suivi et appliqué par les Palestiniens même si parfois leurs autorités se sont souvent présentées comme étant modérées.

Le message diffusé à travers cette vidéo du Premier israélien est très éloquent sur le sujet.

La recherche d’une paix durable entre Palestiniens et Israéliens doit d’abord passer par une modification en profondeur des pensées, des objectifs et des textes des différentes organisations qui composent ce peuple, organisations dont la quasi-totalité ne reconnait pas l’Etat d’Israël. Ils doivent abandonner le terrorisme dont ils ont fait le moyen principal par lequel ils comptent s’approprier la terre de la Palestine.

Cette démarche qui aura aussi l’avantage de préparer les Palestiniens à vivre ensemble, et à vivre en bonne intelligence avec leurs voisins israéliens permettra de transformer en une entité viable, ce qui s’apparente à une usine à gaz que l’on tente de créer dans cette partie du monde.

La communauté internationale au lieu de financer toutes ces organisations sans le moindre contrôle de l’utilisation de ces fonds qu’elle leur accorde, et de soutenir des résolutions irréalistes dont l’objectif est de réécrire l’histoire de cette partie du monde, doit créer les conditions préalables et propices à la paix.

Car une revisite de l’histoire de l’empire romain qui a bien existé, montre que cette partie du monde a toujours été juive. Rome avait nommé des gouverneurs pour la Judée peuplée essentiellement de juifs au temps de l’empire romain. A l’an 70 de notre ère, les romains ont détruit le deuxième temple Juif bâti sur le mont actuel du temple, après la destruction par les l’empire babylonien du premier temple bâti par le Roi Salomon avant notre ère. L’islam qui est née en l’an 630 de notre ère n’existait pas à l’époque romaine.

Le peuple Juif étant revenu sur ses terres après plusieurs siècles d’exil (retour marqué par la renaissance de l’Etat d’Israël), tous ses droits doivent lui être reconnus. La communauté internationale doit songer à réparer une des plus graves injustices subies par le peuple Juif, à savoir la destruction de son temple. Les musulmans ont la Mecque, les chrétiens pour une grande partie d’entre eux ont leur Vatican, mais où est le temple du peuple Juif ? Où est le temple du judaïsme à la suite duquel sont nées les deux autres grandes religions dites monothéistes ? Un temple qui devrait compter parmi les vrais patrimoines de l’humanité.

Au lieu de nous éloigner du sujet en créant des conflits interminables l’on doit réfléchir à comment réparer ce mal causé à tort au peuple Juif qui ne cherche qu’à vivre en paix avec tous les peuples de la terre et accomplir sa mission au milieu des nations. L’on peut être athée, agnostique, musulman, chrétien ou de quelque autre obédience, cela ne devrait pas empêcher de reconnaitre au peuple Juif son droit à exister et à pratiquer son judaïsme. Les valeurs telles que la tolérance, l’égalité, la fraternité le recommandent et si ces valeurs prévalent sur les intérêts égoïstes, le monde verra poindre la lumière qui le guidera vers un monde meilleur.

Dans la recherche de solutions aux conflits, la chrétienté ne doit pas être en marge de la communauté internationale. Elle qui est l’héritière spirituelle de l’empire romain qui avait détruit le deuxième temple juif au début de notre ère. A travers sa théologie de substitution l’église s’était faite héritière de la vocation du peuple Juif, alors que le peuple Juif vivait des temps de souffrance en exil tout en gardant un lien très fort avec la terre de ses ancêtres, terre qui n’a jamais été sans présence juive. Cette théologie de substitution qui en rajoutait à la confusion créée par les romains qui avait baptisé la terre d’Israël du nom de la « Palestine », a ouvert la voie à toutes les confusions entretenues jusqu’à nos jours par les négationnistes et les partisans de la réécriture de l’histoire.

Dans un monde où l’âge moyen de la classe politique oscille autour de 50 ans, et où la propagande palestinienne est relayée jusqu’au sein des organisations internationales, une relecture de l’histoire authentique de cette partie du monde s’impose.

Car « l’histoire est un témoignage, donc repose sur la vérité. Et la vérité est belle, quand elle est nue, quand elle n’a pas être publiée par ce vieux compagnon qui voile sa divine beauté » Félix Houphouët Boigny. Il n’est pas superflu de dire que ce vieux compagnon qui se démultiplie très souvent en plusieurs vieux compagnons, n’est rien d’autre que ces mensonges parfois pieux, parfois politiques qui sont véhiculés sur le peuple Juif d’une part et sur son lien historique avec la terre de ses ancêtres d’autre part. Mensonges qui tentent de voiler la divine beauté de la vérité éternelle sur ces terres.

L’Eglise qui a ouvert un dialogue depuis une cinquantaine d’années, après la déclaration Nostra Aetate (1965) devra la poursuivre, et faire un travail de pédagogie auprès de ses fidèles et de toutes les congrégations chrétiennes afin de solder des siècles de haine du peuple Juif née de sa théologie de substitution. Elle devra également s’impliquer dans toutes les négociations menées par le monde politique autour du conflit israélo-palestinien, afin d’apporter son éclairage sur le déroulé historique des terres d’Israël. Elle dont l’histoire qui fonde sa foi s’est entièrement déroulée dans cette partie du monde. Certes, la Bible est utilisée à des fins religieuses, mais elle ne contient pas moins une grande partie de l’histoire de l’humanité et celle du peuple Juif.

Il faudra bien entendu trouver une solution au problème palestinien composé de peuples venus des pays environnants, et qui se sont installés sur ces terres. Ils occupent une partie des terres d’Israël qui a toujours en son sein les tombeaux des patriarches du peuple Juif. Le tombeau de Joseph qui a bien existé se trouve en territoire palestinien.

Un dialogue direct entre les deux peuples doit donc être encouragé et facilité par la communauté internationale qui doit créer les conditions de ce dialogue. Israël a montré à plusieurs reprises sa capacité à négocier et à conclure des accords de paix durables avec ses voisins arabes (Egypte, Jordanie …., et récemment avec la Turquie).

Une recherche efficace d’une solution au conflit doit se faire en privilégiant l’intérêt des peuples et non laisser prévaloir les intérêts politiques, géopolitiques, et géostratégiques des intervenants dans le conflit, fussent-ils importants pour eux. Dans un souci de recherche efficace d’une solution au conflit, les organisations internationales devront veiller à ne pas jeter de l’huile sur le feu en adoptant des résolutions contraires aux faits historiques. Tout peuple fier de son histoire a toujours gardé des reliques antiques qui montrent la longévité de son existence.

Ainsi donc, l’histoire devra servir de témoignage pour éclairer toutes décisions objectives afin de mettre fin au conflit israélo-palestinien qui a fait de victimes civiles.