Noam Chomsky n’est pas qu’une “figure mondialement réputée de la linguistique et intellectuel engagé à la gauche de la gauche” hélas…

J’ai lu récemment avec attention un entretien, dans le Philosophie Magazine de mars 2017, entre Noam Chomsky et Martin Legros, Rédacteur-en-Chef adjoint de ladite revue.

Martin Legros qualifie dans cette entretien de “pressions obscures” les raisons et sonnettes d’alarmes qui ont ramené à la raison les Députés qui devaient, le mercredi 30 novembre 2016, recevoir Noam Chomsky afin que l’International Society of Philology (« société internationale de philologie ») qui honore tous les cinq ans un grand grammairien ou un grand critique littéraire, lui remette leur médaille d’or. Ils décidèrent d’annuler l’évènement.

Ils annulèrent, certes un peu (trop) tardivement l’évènement, car Noam Chomsky n’est pas qu’une “figure mondialement réputée de la linguistique et intellectuel engagé à la gauche de la gauche” hélas…

C’est aussi celui qui a pris, et prend encore et toujours, la défense de Robert Faurisson au nom de la “liberté d’expression”.

Robert Faurisson, vous le connaissez tous, inutile de refaire le portrait d’un triste et sinistre individu condamné maintes et maintes fois pour négationnisme, révisionnisme, incitation à la haine raciale, antisémitisme…

Considérons donc les faits : est-il moralement acceptable que des Députés de la Nation (nos législateurs je le rappelle) accueillent au sein même du Palais Bourbon un intellectuel soutenant mordicus, années après années, un récidiviste pénal condamné par notre justice ?

Pour ma part, la réponse est claire : c’est non.

Noam Chomsky a le droit de soutenir qui il veut et n’importe quelle cause, libre à lui de prendre les risques de certains soutiens.

L’International Society of Philology a le droit d’honorer qui elle souhaite, libre à elle de prendre les risques de certains honneurs.

Par contre, nos législateurs n’ont moralement pas le droit de fouler au sol nos valeurs républicaines en célébrant, au sein même du Parlement français, un intellectuel qui soutient publiquement une personne frappée de nombreuses fois par notre justice grâce à nos lois qu’ils ont eux-mêmes votées.

Arrêtons cette schizophrénie je vous en conjure, un peu de bon sens, sauvegardons quelques valeurs républicaines tant qu’ils nous en restent.

La “liberté d’expression” a une définition philosophique en France et une application pénale au sein de notre Etat de droit. On peut en discuter et, fort heureusement, être dans le débat contradictoire.

Mais faire venir quelqu’un au Parlement qui s’illustre, notamment, par un soutien fracassant à un hors-la-loi récidiviste ? Quelle convenable et malsaine tartufferie…