Le chapitre le plus effroyable de l’âge moderne a probablement été la persécution haineuse et la tentative d’extermination du peuple juif par le régime nazi d’Adolf Hitler.

Tout à fait cruel, et ne visant qu’un but dans sa détermination à rayer les Juifs de la surface de la terre, sa barbarie redéfinit le mot « holocauste » et marqua la civilisation occidentale d’une tache qui ne peut être supprimée ni oubliée. [C’est cette expérience qui explique l’attitude défensive acharnée d’Israël aujourd’hui. Nous devons garder à l’esprit qu’Israël lutte pour sa vie. Aucun conseil pour la paix des États-Unis ou de toute autre entité ne peut ignorer cette réalité].

Ce que l’appel du sionisme ne put faire, la persécution l’accomplit, conduisant les Juifs par milliers vers la Palestine mandataire et forçant le reste du monde à se réveiller aux revendications et aux droits anciens de ce peuple.

L’Holocauste donna une détermination à survivre et une identité au peuple Juif d’une manière qu’aucun autre événement dans l’histoire de leur dispersion n’a jamais fait — Jérémie 16 : 14-16 — « des jours viendront, dit l’Eternel, où l’on ne dira plus : ‘Vive l’Eternel qui a fait monter les enfants d’Israël du pays d’Egypte !’ mais ‘Vive l’Eternel qui a fait monter les enfants d’Israël du pays du Nord [la Russie] et de toutes les contrées où il les avait exilés !, car je les aurai ramenés sur leur territoire, que j’avais donné à leurs ancêtres. Voici, je vais convoquer de nombreux pêcheurs, dit l’Eternel, qui les pêcheront ; puis, je convoquerai de nombreux chasseurs qui les pourchasseront… »

L’appel du sionisme, même devant l’ascension de l’antisémitisme allemand, n’avait pas reçu de réponse très large.

Les Juifs faisaient si totalement partie de la structure de la société européenne qu’ils se sentaient en sécurité. L’œuvre de propagation des idées sionistes fut entravée, et ses propagateurs furent gênés. Et alors, pour la plupart, il fut trop tard. Hitler frappait.

Alors que le monde était révolté en face de l’horreur des six millions de morts, les Juifs d’Europe qui avaient survécu recevaient cette poussée vitale en direction de leur ancienne patrie.

Le 29 Novembre 1947, l’Assemblée Générale des Nations Unies adopta une résolution appelant à l’établissement d’un État juif sur cette terre et le 14 Mai 1948, contre toute attente et contre toute probabilité historique, l’État d’Israël fut établi par la lecture de la Déclaration d’Indépendance par David Ben Gourion.

Le lendemain, cinq États arabes envahirent le pays et, très vite, reçurent la première d’une série de leçons amères — qu’Israël était là pour y rester.

Le monde, scandalisé, assistait en tant que spectateur ; les Arabes éprouvaient de la crainte et la Russie se répandait en menaces, mais tout cela fut sans effet, car le moment était arrivé pour D.ieu de favoriser Sion. Ps. 102 : 13 — « Tu te lèveras, tu auras compassion de Sion ; car c’est le temps d’user de grâce envers elle, car le temps assigné est venu ».

En plus de toutes ces difficultés extérieures, Israël compte également, au sein même de sa population, des factions religieuses et laïques qui s’affrontent dans la rue, et un brassage de gens issus de diverses origines qui défie toute évaluation.

Cependant, puisqu’ils aiment Sion, D.ieu fera prospérer les Juifs et Il Se révélera à leurs yeux par de grandes œuvres qui appartiennent encore au futur. Toutes les difficultés qu’ils rencontreront leur deviendront profitables à mesure qu’ils apprendront, avec Son aide (visible ou invisible), à gouverner avec équité.

Le sionisme ne pouvait échouer car il avait et a toujours l’appui de D.ieu tout-puissant

« Et toutes les nations de la terre seront bénies en ta semence. »

Le pasteur C. T. Russell, un ami Gentil du peuple juif, fut employé pour réveiller le mouvement sioniste languissant.

Dès 1889, avant même que le monde juif eût entendu beaucoup parler d’Herzl et du sionisme, le pasteur Russell avait publié des ouvrages, dans lesquels il exposait les prophéties qui indiquaient clairement que 1914 marquerait la fin des « sept temps » ou des « Temps des Gentils », et marquerait un important changement également pour le Peuple choisi de D.ieu, Israël.

Es. 41 : 8-10 — « Mais toi, Israël, mon serviteur, Jacob, mon élu, postérité d’Abraham qui m’aimait, toi que j’ai ramené comme par la main des extrémités de la terre, que j’ai rappelé de ses zones les plus lointaines, toi à qui j’ai dit : Tu es mon serviteur, je t’ai choisi et je ne te rejette plus, eh bien ! ne crains rien, car je suis avec toi ; ne sois point affolé, car je suis ton D.ieu. Je t’affermis, je t’assiste et te soutiens par ma droite, armée de justice ».

Jacques Obojtek

pour la Commission d’Israël

http://www.israelvivra.com/sionismebiblique.htm