Un des derniers Grand de notre génération s’est éteint ce mardi à l’hôpital Mayanei HaYeshua, dans la ville de Bnei Brak, où il résidait. Le président Rivlin est un des premiers à lui avoir rendu hommage en disant : « Rabbi Shteinman était un dirigeant qui portait tout le poids du peuple juif, un géant de la Torah qui guidait la vie de milliers et de dizaines de milliers de personnes.

Lors de ma dernière rencontre avec lui, j’ai eu le privilège de connaître ce dirigeant de la communauté juive lituanienne. Le rabbin était un érudit extraordinaire, un génie de la Torah, gentil et aimable, riche en expérience de vie.

Un homme dont la sagesse était immense. Le rabbin Steinman a tracé un chemin pour d’innombrables juifs et son départ nous laisse orphelin. Que sa mémoire soit bénie ».

Rappelons que le Rav Aharon Yehuda Leib Shteinman est né en 1913 dans la ville de Brest, dans l’Empire russe, aujourd’hui en Biélorussie. Il était considéré dans le judaïsme orthodoxe haredi comme étant le plus grand décisionnaire (Posseq) de la loi juive (Halakha), depuis le décès du rabbin Yosef Shalom Eliashiv en 2012. Il étudia à Brest à la Yeshiva Imrei Moshe et suivi l’enseignement du rabbin Yitzchok Zev Soloveitchik, le Brisker Rav.

Il étudie ensuite à Kletsk (toujours en Biélorussie) avec le rabbin Aharon Kotler. En 1937, Brest faisant partie de la Pologne, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, Shteiman et son ami Moishe Soloveitchik (un petit-fils du rabbin Chaim Soloveitchik) essaient d’échapper à la circonscription dans l’armée polonaise, en se privant de nourriture, sans y parvenir.

Avec d’autres étudiants de Brest, ils se réfugient à Montreux, en Suisse, pour étudier à la Yechiva Etz Haïm. Il arrive ensuite en Israël et devient rapidement le principal dirigeant de la communauté Lituanienne.

Il nous a laissé plusieurs ouvrages: Ayeles HaShachar al HaTorah (commentaires sur la Torah), Ayeles HaShachar (sur le Talmud), Chessed Umishpat (sur le traité du Talmud Sanhédrin), Yimaleh Pi Tehilasecha (discours de Moussar) et Mipekudecha Esbonan (discours sur les Jours redoutables).